VIDEO. Ligue des champions: Points forts, points faibles... On vous dit tout sur le Barça et la Juventus
FOOTBALL•Etat des lieux des futurs adversaires du PSG et de Monaco en quarts de finale de Ligue des champions…N.C.
En tirant le FC Barcelone et la Juventus, Paris et Monaco ont hérité de deux monuments du football européen. A ma gauche, l’institution catalane, ses quatre Ligue des champions (1992, 2006, 2009 et 2011) et sa tradition de joueurs frissons aujourd’hui cultivée par Messi et Neymar. A ma droite, une Vieille Dame éternelle qui adore toujours voyager à travers le continent (cinq coupes d’Europe, dont deux C1). Et dans le détail, cette saison, ça donne quoi? 20 Minutes a préparé des fiches pour Laurent Blanc et Leonardo Jardim.
Le Barça
Ce dont il faudra se méfier. Evidemment, les super-héros de l’attaque barcelonaise font flipper. Voir débarquer Messi, Neymar et Suarez, c’est l’assurance d’un rythme cardiaque qui fait les montagnes russes à chaque action. Ce trio de feu a déjà marqué 82 buts cette saison, dont 43 pour le génie argentin. Avec ces trois-là, pas le droit à la moindre faute de concentration. Le PSG est bien placé pour en parler. Même lors du match aller en phase de poule, qu’ils avaient globalement maîtrisé, les Parisiens avaient encaissé deux buts, à chaque fois juste après avoir scorer. En matchs à élimination directe, ça ne pardonne pas.
Le point faible sur lequel il faudra appuyer. Le Barça connaît parfois des absences en défense, et particulièrement côté droit. Dani Alves, 31 ans, est sur le déclin. En retard sur le but de Matuidi au Parc, il s’était fait sanctionner par Luis Enrique suite à cette erreur (comme son compère Jordi Alba d’ailleurs). Suspendu pour le match aller, il devrait être remplacé par Montoya. Un jeune qui n’a que six matchs de C1 dans les jambes. Un Pastore ou un même un Lavezzi dans un pas trop mauvais jour pourraient en profiter.
Ils en sont où cette saison? Comme Paris, Barcelone est encore engagé sur tous les tableaux possibles. A la différence près qu’il n’y a qu’une coupe nationale en Espagne. Et que la finale de la coupe du Roi (Barça-Bilbao) est programmé le 30 mai, donc n’aura aucun impact sur les quarts, contrairement à la finale de la coupe de la Ligue PSG-Bastia prévue le 11 avril, quatre jours avant l’aller. A la lutte pour le titre avec le Real (un point sépare pour l'instant les deux équipes), le Barça a toutefois deux matchs compliqués à gérer au milieu des quarts, face au FC Séville et Valence. Pas le genre d'équipes contre qui on peut se permettre de faire tourner.
La Juve
Ce dont il faudra se méfier. Ce n’est pas bon pour les Bleus, mais pour Monaco, c’est une très bonne nouvelle. Paul Pobga, blessé, ne rejouera pas avant fin avril. La Juve avec ou sans le Français n’est pas la même. Restent deux joueurs au-dessus du lot. Carlos Tevez a éliminé Dortmund presque à lui tout seul (trois buts sur les deux matchs, et pas des moches) et Andrea Pirlo, à bientôt 36 ans, est toujours le joueur le plus classe du monde. Sans compter qu’avec lui, les fautes à moins de 25 mètres du but sont interdites. Pas évident à respecter comme consigne…
Le point faible sur lequel il faudra appuyer. La palanquée de défenseurs en «i» qui ne fait rêver personne. Les Bonucci, Chiellini, Barzagli… tous forts sur l'homme mais pas des monstres d’anticipation et surtout dont la pointe de vitesse est plus proche de celle de Berbatov que de Ferreira Carrasco. La qualité des Monégasques en contres rapides, démontrée avec fracas à l'Emirates, peut être une arme redoutable.
Ils en sont où cette saison? Leaders de Série A avec 14 (!) points d’avance sur la Roma et éliminés en demi-finale de la coupe d’Italie, les joueurs de Massimiliano Allegri ont tout le loisir de se focaliser sur l’Europe. Pour ce grand du continent, retrouver le dernier carré de la C1 pour la première fois depuis 2003 est clairement une priorité.



















