VIDEO. PSG: Ce que Zlatan Ibrahimovic peut dire pour sa défense

FOOTBALL La LFP va étudier le cas de l'attaquant suédois ce jeudi...

N.C.
— 
Zlatan Ibrahimovic s'en prend à l'arbitrage de M.Jaffredo.
Zlatan Ibrahimovic s'en prend à l'arbitrage de M.Jaffredo. — 20 minutes

Le syndicat des arbitres s’étrangle, la classe politique profite, les instances du foot français s’agitent. Le coup de sang de Zlatan Ibrahimovic dans les couloirs de Chabans-Delmas, dimanche, a créé l’émoi, et bien au-delà de la sphère sportive. Le cas de l’attaquant suédois sera étudié jeudi par la commission de discipline de la LFP, qui dira ensuite si sanction il doit y avoir et de quelle nature. A priori, il risque au moins quatre matchs de suspension. Oui mais non, le Suédois, qui revenait déjà de deux matchs de suspension début mars, et qui ne devrait pas avoir le droit de disputer le quart de finale aller de la Ligue des champions, n’est pas d’accord. A 20 Minutes, on a imaginé les quatre phrases qu’il devra absolument prononcer pour éviter le bûcher.  

«C’est mon anglais qui est pourri»

Ça peut paraître sévère venant de Français experts dans l’art de cultiver le pire accent anglais du monde, mais on peut le dire: celui de Zlatan, en tout cas dans cette vidéo où il est tout colère, est pourri. D’ailleurs, lorsque l’on écoute bien ce qu’il dit, on s’est peut-être trompé sur l’interprétation. «Il mange des mots, ce n’est pas du bon anglais. Pour moi, il dit "Je n’ai jamais vu un arbitre aussi merdique dans ce pays"», assure une traductrice d’une agence marseillaise. Et donc pas de «pays de merde», comme on l’a entendu partout depuis dimanche soir. Cela n’arrange pas ses affaires vis-à-vis de la LFP, puisqu’il a tout de même insulté l’arbitre, mais Ibrahimovic, qui a tout de suite mis en avant l’erreur d’interprétation, peut continuer sur cette voie. Sur un malentendu…



«Et la liberté d’expression, alors?»

Il y a les lois et l’esprit des lois. L’attaquant du PSG peut toujours essayer de jouer sur la corde sensible de ce grand pays de liberté et des droits de l’homme qu’est la France. Une phrase est une chose, le contexte dans laquelle elle a été prononcée en est une autre. «Cela donne surtout l’impression d’être une opinion mal exprimée, dit ainsi Jean-François Vilotte, avocat de droit sportif pour De Gaulle Fleurance et Associés. Il faut aussi relativiser la portée de l’expression d’un sentiment au sortir d’un match, à chaud. Il faut accepter l’absence de langue de bois sous le coup de la mauvaise humeur et de la passion, ce qu’il a d’ailleurs regretté par la suite. Ce n’est qu’un accident.»

«Et j’ai des gens qui peuvent le prouver…»

Aux premières loges pour entendre le Suédois beugler dans les couloirs dimanche, le gardien bordelais Cédric Carrasso n’a pas été choqué. Au contraire, il a pris sa défense. «Je suis triste pour lui, il y a un petit acharnement par rapport à ses propos qui me met en colère, a-t-il indiqué. Je comprends sa frustration. Il sort d'un match, qu'il vient de perdre, il dit des choses…» Amateur de bons mots avant de se freiner pour non-conformité avec sa fonction, Raymond Domenech s’est lui aussi élevé pour soutenir le Suédois. «Je n'excuse pas les propos de Zlatan Ibrahimovic mais je les comprends, a expliqué l’ancien sélectionneur des Bleus. Ça m'énerve de les justifier, ce n'est qu'un sportif qui se sent victime d'injustice. Ibrahimovic est en bout de course donc il devient irritable.»

«Et les autres, c’est pire non?»

Quelques heures après le coup de chauffe d’Ibra, la rencontre entre l’OM et l’OL a offert un moment de grâce avec un ballon peut-être entré dans le but mais en tout cas non validé qui a très fortement énervé les Marseillais. Les propos de Vincent Labrune, qui met en cause la probité du corps arbitral, et ceux joliment fleuris de Dimitri Payet ne sont-ils pas pires, monsieur le juge? Un peu lâche comme défense, mais il faut parfois savoir profiter du contexte.