Arsenal-Monaco: Arsène Wenger «sait qu’il va jouer contre une équipe un peu reptile»

FOOTBALL L'entraîneur d'Arsenal se méfie de la solidité défensive de Monaco...

Nicolas Camus

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Arsène Wenger traverse sa pire période depuis le début de son règne à Arsenal il y a seize ans, et tout autre résultat qu'un succès à Reading lundi lors de la 17e journée de Premier League ferait monter d'un cran la pression sur les épaules du manager de plus en plus contesté.
Arsène Wenger traverse sa pire période depuis le début de son règne à Arsenal il y a seize ans, et tout autre résultat qu'un succès à Reading lundi lors de la 17e journée de Premier League ferait monter d'un cran la pression sur les épaules du manager de plus en plus contesté. — Glyn Kirk afp.com

De notre envoyé spécial à Londres,

Arsenal favori face à Monaco? De l’extérieur, tout plaide en ce sens, et c’est d’ailleurs le paradoxe de ce 8e de finale de Ligue des champions, le seul où le deuxième de poule paraît mieux armé face à un adversaire qui a, lui, terminé en tête de sa première phase. Le vice-président de Monaco, Vadim Vasilyev, l’a reconnu lui-même. Son entraîneur également, ce mardi. «On n’est pas favoris, c’est sûr. Mais on ne l’a jamais été dans cette compétition et pourtant on est là», estime Leonardo Jardim.

«Ils ont une grosse densité physique dont on ne parle pas beaucoup»

Pour Arsène Wenger, ce n’est pas forcément un problème. «Monaco dit ça parce qu’on a plus d’expérience qu’eux et pour nous mettre la pression. Mais moi, j’adore ça la pression. C’est ce qui fait ce métier, estime le coach d’Arsenal. Mais je pense que sur cette confrontation, c’est du 50-50.» La seule chose que veut éviter Wenger, c’est de prendre un but à domicile. «Ces quatre dernières années, on a été sortis parce qu’on a pris un but dans la première demi-heure à la maison, et c’est ce petit but qui a ensuite fait la différence.»

A priori, Monaco est l’adversaire idéal pour éviter ça. En poule, les joueurs du Rocher se sont davantage fait remarquer pour leur solidité défensive (1 but encaissé) que par leur potentiel offensif (4 buts inscrits). Mais justement, le coach alsacien se méfie. «On sait qu’on joue contre une équipe un peu "reptile", qui va nous absorber pour mieux nous tuer, craint-il. Ils ont une grosse densité physique, dont on ne parle pas beaucoup d’ailleurs. C’est ce qui leur permet de durer dans les matchs même quand ils subissent. Après, ils ont des joueurs qui savent faire de grandes distances balle au pied, comme Ferreira Carrasco ou Dirar pour marquer en contre.» Au moins, le Français ne pourra pas dire qu'il ne le savait pas.