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Ligue 1: Paris s'éveille à Gerland
FOOTBALL•Dominateur face au milieu lyonnais, le PSG a confisqué le ballon et a forcé l'OL à jouer contre-nature dimanche dans son antre. Il ne reste plus qu'à soigner l'efficacité...À Lyon, Jérémy Laugier
«Nous avons eu face à nous un grand Paris. On sent qu'ils commencent à mettre la surmultiplié. On a fait le dos rond car nous n'avions pas les moyens techniques pour pouvoir rivaliser avec cette équipe parisienne.» L'hommage d'Hubert Fournier est sincère. Il a reconnu, juste après le choc de L1 face au PSG que Lyon s'en était tiré avec «un nul heureux» (1-1), au vu de «la pression énorme au milieu du terrain».
Pour la meilleure attaque de L1, il est vrai privée de son meilleur buteur Alexandre Lacazette, qui restait sur dix succès de rang à Gerland en L1, l'OL a rarement eu la possibilité de se projeter sereinement vers l'avant, surtout en deuxième mi-temps. «Nous avons fait un très bon match et le plus important n'était pas de l'emporter», a assuré Zlatan Ibrahimovic, très tranquille après le match malgré deux grosses occasions de la tête (50e et 54e) repoussées par l'inévitable Anthony Lopes.
«On a maîtrisé le jeu», a confirmé Marquinhos, toujours aussi satisfaisant, même à un poste de latéral droit qui n'est pas prévu pour être le sien. De plus en plus tranchant offensivement, comme sur ce petit pont sur Clinton Njie, il s'est en également fendu en fin de match face à Nabil Fekir d'un tacle aussi décisif que celui, rageur, exécuté au Parc des Princes face au Barça (3-2).
Paris doit apprendre à conclure
Blaise Matuidi parle même «d'une des plus belles copies rendues depuis le début de saison». On veut bien le suivre car jamais un visage aussi cohérent n'avait été affiché, même lors des six succès consécutifs, toutes compétitions confondues, suite au couac à Bastia (4-2) le 10 janvier. Quel bémol trouver à ce PSG qui aurait mérité de devenir leader pour la première fois de la saison dimanche, et ce juste avant de défier Chelsea en 8es de finale de Ligue des champions (17 février et 11 mars)?
L'efficacité, évidemment... «Il y a eu bien plus de mouvements offensifs en deuxième mi-temps mais il y a malheureusement des soirs comme ça où il est compliqué de marquer des buts. On se doit de concrétiser nos situations si on veut vraiment faire très mal à notre adversaire», lance Laurent Blanc. Peu de supporters lyonnais auraient ainsi pu imaginer, qu'un jour, Clinton Njie donnerait une leçon de réalisme à Edinson Cavani et Zlatan Ibrahimovic...


















