Eurobasket: Pourquoi la France ne doit pas craindre la Lettonie

BASKET Les Bleus partent ultra-favoris de leur quart de finale ce mardi (21h) face aux Lettons...

Francois Launay
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Les Bleus remercient le public lillois après leur victoire contre la Turquie en 8e de finale de l'Eurobasket, le 12 septembre 2015.
Les Bleus remercient le public lillois après leur victoire contre la Turquie en 8e de finale de l'Eurobasket, le 12 septembre 2015. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Pas besoin de vous sortir des phrases toutes faites sur la glorieuse incertitude du sport. Ce mardi, la France va battre la Lettonie en quart de finale de l’Euro au stade Pierre-Mauroy. On n’irait pas jusqu’à miser la totalité de notre PEL là-dessus car l’Albanie a bien battu l’équipe de France de foot mais franchement, on ne voit pas bien comment Tony Parker et sa bande peuvent tomber face à ces inconnus lettons. On vous explique pourquoi.

Parce que la France ne peut pas perdre

Même le public ne s’y trompe pas. Avec 18 000 billets vendus lundi matin (pour une capacité de 27 000 places), le stade Pierre-Mauroy n’est pas encore sûr de faire le plein mardi soir. A croire qu’après la démonstration samedi face aux Turcs, tout le monde voit déjà la France au moins en demi-finale dans un choc alléchant face aux Grecs ou aux Espagnols

L’avis de Vincent Collet, sélectionneur de l’équipe de France : « Qu’on soit favoris ou non, ça ne change rien. On veut juste aller en demi-finale. Peu importe si on est très ou un peu favoris, c’est pour vous [les journalistes], ça »

Notre avis Sportivement, les Bleus ne peuvent pas se permettre un faux pas monumental avant les demi-finales. Et économiquement, la Fédération française, qui a tout misé sur un bon parcours des Bleus pour vendre le plus de billets possible, risque un gros trou financier.

Parce que la Lettonie n’existe pas sur la carte du basket européen

Equipe surprise de l’Euro, la Lettonie n’était pas attendue à pareille fête. Personne ne pensait voir le pays balte s’incruster en quarts de finale… hormis le sélectionneur des Bleus.

L’avis de Vincent Collet : « Je ne suis pas plus surpris que ça de les retrouver là. Ça fait un moment que je trouve cette équipe bonne. On avait eu du mal en 2011 à l’Euro (victoire 89-78 en poule) et en 2013, ils nous avaient posé des problèmes dans le premier quart-temps (victoire 102-91 au deuxième tour). Il faut vraiment penser que c’est une équipe dangereuse. »

Notre avis : Dernier quart de finale d’un Euro en 2001, dernière victoire contre la France en 1939. Ni Mondial, ni JO depuis plus de dix ans, onzième de l’Euro 2011 et attaque la plus faible depuis le début de la compétition. Bref, la Lettonie part de très, très loin.

Parce que les Bleus ne peuvent pas faire retomber la ferveur populaire

Un stade Pierre-Mauroy en fusion samedi soir, des joueurs disponibles pour leurs fans de plus en plus nombreux, un bel élan populaire est en train de se créer autour des Bleus. Une défaite en quarts de finale créerait une énorme frustration.

L’avis de Vincent Collet : « Les gens perçoivent ces valeurs de proximité et de simplicité. Les joueurs ont placé le curseur très haut à ce niveau-là. Les gens voient aussi qu’ils ont envie de se battre pour le maillot. Des copains qui ne sont pas basketteurs, me disent qu’ils ressentent ça quand ils nous voient jouer. Les Français sont très sensibles à ça. »

Notre avis : Vainqueurs d’un Mondial ou d’une coupe Davis en France, les tennismen de 1991, les footballeurs de 1998 et les handballeurs de 2001 ont longtemps surfé sur ce succès populaire inscrit dans les mémoires collectives. Par contre, tout le monde a déjà oublié les noms des rugbymen défaits en demi-finale de leur Mondial en 2007. Les Bleus savent ce qu’il reste à faire pour définitivement rentrer dans le cœur des gens.