Vuelta 2025 : L’équipe Israël-Premier Tech contrainte quitter la course à cause des manifestations pro-Palestine ?
protestation•La présence massive de manifestants pro-palestiniens à l’arrivée à Bilbao a conduit mercredi les organisateurs du Tour d’Espagne à écourter la 11e étapeA.H. avec AFP
Le directeur technique de la Vuelta n’y a pas été par quatre chemins, mercredi, à l’arrivée à Bilbao de la 11e étape. Après une nouvelle manifestation pro-Palestine tout au long de la course, qui a contraint l’organisation à écourter l’étape, Kiko Garcia a estimé qu’il n’y avait qu'« une solution pour le moment » : « Ça serait que l’équipe Israël elle-même se rende compte que sa présence ici ne facilite pas la sécurité de toutes les autres », a-t-il estimé dans un entretien accordé à la Cadena Ser.
Lors du contre-la-montre par équipes de la 5e étape, des militants avaient déjà tenté de bloquer les coureurs de la formation israélienne à Figueras, en Catalogne. Depuis, des manifestations quotidiennes ont rassemblé des militants protestant contre la présence de l’équipe sur le troisième grand Tour de l’année. Mais la formation de Sylvan Adams a exclu tout possible départ.
« Leçon d’humanité » donnée par la société espagnole
« Israël-Premier Tech est une équipe cycliste professionnelle et en tant que telle reste déterminée à participer à la Vuelta, a-t-elle affirmé dans un communiqué publié mercredi soir. Toute autre alternative créerait un précédent dangereux dans le sport cycliste non seulement pour Israël-Premier Tech mais pour toutes les équipes. »
Mercredi, la ministre espagnole de la Jeunesse Sira Rego, issue du mouvement d’extrême gauche Sumar, a salué la « leçon d’humanité » donnée par la société espagnole après les incidents survenus à Bilbao. Elle a incité d’ailleurs les organisateurs de la Vuelta à se « demander si les valeurs du Tour cycliste d’Espagne (étaient) compatibles avec la participation d’une équipe liée à un Etat qui viole le droit international, qui est en train de perpétrer un génocide ».
Mercredi, avant le départ de l’étape, plusieurs coureurs ont pointé les risques pour leur sécurité, au lendemain de la chute de Simone Petilli lors d’une manifestation similaire. « Notre sécurité n’est plus garantie. Nous nous sentons en danger », a plaidé le coureur italien sur les réseaux sociaux.



















