Tour de France 2025 : Prends garde Pogacar, Jonas Vingegaard se sent « plus fort que jamais »
duel•Le Danois, dauphin de Tadej Pogacar lors du Tour 2024 et sur le dernier Dauphiné, se veut combatif à la veille du grand départ de LilleN.C. avec AFP
On ne l’a peut-être jamais vu aussi détendu au départ d’un Tour de France. Jonas Vingegaard, largement battu l’an dernier par Tadej Pogacar (+ 6’17) et encore lors du Critérium du Dauphiné en juin, aborde tout de même son grand objectif de la saison avec confiance.
« Je pense que je peux dire sans problème que je suis plus fort que jamais, a affirmé le Danois ce vendredi, lors de la conférence de presse de présentation de son équipe Visma-Lease a bike. Je suis au pic de ma forme, le plus haut niveau que j’aie jamais atteint. Bien sûr, l’an dernier j’étais aussi à un très haut niveau, mais d’une façon différente. »
« Evidemment qu’on a un plan »
En 2024, le double vainqueur de l’épreuve (2022 et 2023) était revenu juste à temps pour le départ après une violente chute au mois d’avril, lors du Tour du Pays basque. Rien de tel cette saison, où il a pu peaufiner sa préparation dans les moindres détails. Vingegaard (28 ans) a d’ailleurs avoué avoir décidé de prendre un peu de poids par rapport à l’an dernier : « J’avais beaucoup moins de muscles. J’étais beaucoup plus léger, là je suis plus lourd que ce que j’étais, mais c’est du muscle, et on sait que ça donne de la puissance. »
Le leader de la formation néerlandaise, qui sera épaulé par une vraie armada (Van Art, Kuss, Jorgenson, S. Yates), dit avoir « un plan » pour contrer la domination de son meilleur rival slovène, qui a déjà cumulé 11 victoires cette saison. « Evidemment qu’on a un plan, comme à chaque fois, mais je ne vais pas vous le dire, a souri Vingegaard. On a vu sur le Dauphiné qu’il était meilleur que moi, mais j’espère être encore meilleur que ce que j’étais à ce moment », a-t-il indiqué.
« Avoir un rival du niveau de Tadej, ça vous pousse à tirer le meilleur de vous-même, vous savez que vous devez entraîner dur chaque jour pour le concurrencer, ça fait de moi un meilleur cycliste », a expliqué le Danois, ajoutant qu’il n’avait « que des bonnes choses à dire » sur Pogi.
Questionné enfin sur les points faibles du Slovène, qui avait terminé plus de six minutes devant lui en 2024, Vingegaard s’est montré prudent. « Ces dernières années, il n’a pas vraiment eu de faiblesses, et pour être honnête, s’il en avait, je ne viendrais pas vous le dire, ce sont des atouts qu’on va garder pour nous », a-t-il répondu.



















