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Tour de France 2017: «Les ascensions les plus raides de l'histoire»

Tour de France 2017: On va voir «les ascensions les plus raides de l'histoire», se félicite Prudhomme

CYCLISMELe directeur du Tour est plutôt fier du tracé 2017, qui amènera les coureurs à travers les cinq massifs montagneux du territoire...
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Ça revient tous les ans et c’est à chaque fois la même excitation. La présentation du tracé du est toujours un moment particulier, qui permet de s’imaginer, déjà, les grandes batailles qui vont embellir notre été. Christian Purdhomme, le directeur de l'épreuve, détaille les grands axes de l'édition 2017, dont ce mardi.

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Comment résumer ce Tour 2017 ?

C’est un parcours fait pour les audacieux, avec des secteurs montagneux sur tout le parcours. Pour la première fois depuis 25 ans, les cinq massifs montagneux seront présents avec toutefois moins d’ascensions mais plus raides, sans doute les plus raides de l’histoire du Tour. Je pense au que nous avons mis sur le parcours ces dernières années mais cette fois par la voie la plus extrême avec des pentes qui vont jusqu’à 22 %.

Et deux contre-la-montre ?

Un à l’ouverture à Dusseldorf et un presque à la fermeture, à Marseille, sur 23 kilomètres. L’Orange Vélodrome, le Vieux Port, Notre-Dame de la Garde avec là encore des pentes extrêmes sur une portion très courte, avant l’arrivée à Paris sur des sites de l’ambition olympique pour les JO 2024.

Le Mont Blanc était la star du Tour 2016. Quelle sera la star du Tour 2017 ?

En termes de parcours, il y aura plusieurs stars. Le Jura sans aucun doute, pendant deux étapes, l’une qui nous mènera de Dole à la station des Rousses avec un final fait pour les baroudeurs, l’autre avec trois cols hors catégorie, la Biche, le Grand Colombier, grimpé une seule fois par le Tour en 1974. Mais l’arrivée au sommet du col d’Izoard, qui n’a jamais été faite, sera aussi très forte.

On a l’habitude d’insister sur les Alpes et les Pyrénées…

Les massifs des Alpes et des Pyrénées sont incontournables mais nous cherchons des difficultés ailleurs. Nous aurons en 2017 une étape dans les Vosges, deux dans le Jura, deux dans , une dans le Massif central, deux dans les Alpes. Il y a une volonté d’équilibrer les massifs montagneux, une volonté d’innover en respectant les racines. Comme de faire l’arrivée au col d’Izoard, dans un décor fascinant, où les plus grands champions se sont exprimés. L’arrivée sera jugée à 2360 mètres d’altitude, à trois jours de Paris.

Etes-vous pro-Froome ou pro-Quintana ?

On n’est jamais pour tel ou tel type de coureur. En revanche, nous rêvons qu’il puisse y avoir des envolées sur les pentes extrêmes qui seront de nombreuses fois au parcours du prochain Tour. On recherche des scenarii différents. Il y a de l’espace pour les audacieux.

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Les pentes extrêmes sont devenues l’ADN de la Vuelta…

Le réseau routier français est remarquable mais on ne construit pas de la même manière les routes en France et en Espagne, ou par exemple dans le Yorkshire où les pentes sont phénoménales. On regarde ce qui se fait ailleurs. On n’a d’ailleurs rien inventé. Le Grand Colombier était au parcours du Tour de l’Avenir à la fin des années 1970 et les ex-Soviétiques avaient dû mettre pied à terre tant les pentes étaient raides.

Espérez-vous toujours réduire le nombre de coureurs par équipe ?

Nous avons déjà dit que nous souhaitions un coureur de moins. D’abord pour des raisons de sécurité. La taille du peloton n’a pas varié depuis vingt ans alors qu’il y a de plus en plus d’aménagements routiers. Et aussi pour ouvrir la course, pour faire en sorte qu’elle ne soit plus cadenassée. Aux , j’ai entendu avec plaisir Brian Cookson, le président de l’Union cycliste internationale (UCI) qui a la clé sur le sujet, se féliciter qu’il y ait cinq coureurs. On ne demande pas cinq coureurs par équipe mais un de moins, ça nous plairait.