Tour de France: Mais qui est Alexis Vuillermoz (AG2R), le vainqueur de Mûr-de-Bretagne?

CYCLISME Le Jurassien, moins connu qu'un Thibaut Pinot ou qu'un Pierre Rolland, a remporté la 8e étape

Antoine Maes

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Le coureur français d'AG2R Alexis Vuillermoz, le 11 juillet 2015, lors de sa victoire d'étape au Tour de France.
Le coureur français d'AG2R Alexis Vuillermoz, le 11 juillet 2015, lors de sa victoire d'étape au Tour de France. — JEFF PACHOUD / AFP

Ce n’était pas le Français le plus attendu de ce Tour de France. Mais c’est bien Alexis Vuillermoz qui a apporté samedi à la France sa première victoire sur la Grande Boucle. Devant tous les favoris de la course, le coureur d’AG2R s’est imposé lors de la 8e étape, entre Rennes et Mûr-de-Bretagne.

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D’où vient-il ?

Ce n’est pas un tout jeune, parce qu’il a déjà 27 ans. Malgré tout, c’est seulement sa troisième saison chez les professionnels. Avant cela, le Jurassien se destinait plutôt à une carrière en VTT, où il a longtemps brillé. En 2012, Alexis Vuillermoz est repéré par l’équipe Saur-Sojasun, qui le fait signer pour un an et qui le fait débuter sur route. Ses performances attirent le regard de Vincent Lavenu, qui le recrute chez AG2R et le fait grandir dans l’ombre de Romain Bardet et Jean-Christophe Péraud. Sur le Giro 2014, il termine à la 11e place du classement général tout en aidant ses leaders.

Comment il a gagné ?

En costaud. Après une première attaque dans la partie la plus dure de l’ascension de la Côte de Mûr-de-Bretagne, Alexis Vuillermoz s’est ensuite calé dans le train emmené par Chris Froome. « Dès qu’il a baissé de régime, j’ai attaqué. Je me suis dit qu’il fallait tenter », avance le coureur d’AG2R au micro de France Télé. La suite est assez simple : Fermer les yeux, serrer les dents, et éviter le retour de Dan Martin (Cannondale), malgré trop court pour revenir sur lui. « Je ne me rends pas bien compte encore. C’est incroyable. J’ai une pensée pour mon père, que j’ai perdu y a trois ans. J’aurai aimé qu’il vive ça, et j’espère qu’il est fier de moi ».

Que peut-il faire maintenant ?

la grosse inconnue, c’est son niveau réel dans la haute-montagne. Chez AG2R, les deux leaders identifiés sont toujours Jean-Christophe Péraud et Romain Bardet. D’ailleurs, Alexis Vuillermoz se situe toujours dans leur sillage. « Je me définis comme un grimpeur. Un grimpeur-puncheur. J’espère accompagner Péraud et Bardet le plus longtemps possible », indique-t-il à l’arrivée. Le patron de son équipe, Vincent Lavenu, ne sait d’ailleurs pas bien ce qu’il a vraiment dans le ventre : « Il fait partie des très, très grands coureurs mondiaux. il est encore très perfectible, on ne sait pas où va s’arrêter sa progression ».