Lyon: Les Gones privés d'écran géant pour voir la demi-finale entre la France et la Belgique

FOOTBALL Le mairie invoque des raisons de sécurité et répond que la configuration est différente de celle de l'Euro 2016, qui se déroulait en France...

C.G.

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Des supporters dans la fan-zone de Lyon le 3 juillet 2016
Des supporters dans la fan-zone de Lyon le 3 juillet 2016 — JL

Si vous rêviez d’un exploit des Bleus face à la Belgique sur grand écran mardi soir, passez votre chemin. Si vous aviez la nostalgie de « 98 » lorsque les Gones, ivres des prouesses de Thuram ou Zizou, se jetaient dans la fontaine des Terreaux après avoir vibré à l’unisson place Bellecour ou au pied de l’Hôtel de Ville, dites-vous que ce n’est pas encore pour cette fois.

On s’en doutait, mais il n’y aura pas d’écran géant installé dans l’espace public à Lyon pour suivre la demi-finale de Coupe du monde entre la France et la Belgique.

Un contexte de menace terroriste toujours élevé

La raison invoquée ? Les directives du ministère de l’Intérieur imposent « des conditions strictes », à savoir des « moyens de sécurité conséquents dans un contexte de menace terroriste toujours élevé », répond l’Hôtel de Ville, précisant que la configuration est différente de celle de l’Euro 2016, où une fan-zone avait été érigée place Bellecour. Comprenez, on a déjà beaucoup fait il y a deux ans.

« Lyon accueillait 6 matchs, ce qui justifiait la mise en place d’une fan-zone », ajoute la mairie rappelant que l’an prochain, la Coupe du monde de foot féminin se déroulera en France et donc aussi à Lyon.

Dans d’autres villes, pas de souci

D’autres villes de France ont pourtant eu moins de difficultés à installer un écran géant : les Strasbourgeois, notamment, ont déjà pu suivre le quart de finale contre l’Uruguay dans le jardin franco-allemand des Deux-Rives. Toulouse également a mis en place une fan-zone depuis vendredi.

Ce qui a eu le donc d’agacer un certain nombre d’habitants. L’Uni, syndicat étudiant, déplore dans un communiqué « un manque de considération ». « La mairie n’écoute pas sa jeunesse », continue-t-il. Sur les réseaux sociaux, plusieurs tweeters ont également interpellé le maire ou fait part de leur incompréhension.