Coupe du monde 2018: Depuis sa prison, l'ex-président brésilien Lula devient chroniqueur sportif et critique la Seleçao

FOOTBALL C’est l’endroit rêvé pour songer à une reconversion…

A.L.G.

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Goooooooooool de Lula.
Goooooooooool de Lula. — Sebastiao Moreira/EFE/SIPA

Tel un Beaumarchais lançant ses piques à Louis XVI depuis la prison de Saint-Lazare, l’ex-président brésilien Lula, incarcéré depuis deux mois, profite de son « temps libre » pour rédiger une chronique acerbe à l’encontre de la sélection brésilienne.

« Nous avons mal joué et l’adversaire a fait ce qu’il devait faire, en empêchant le Brésil de développer son jeu », a affirmé l’icône de la gauche dans sa chronique sportive diffusée sur TVT, petite chaîne locale liée au syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo (qu’il présidait dans les années 1970), au lendemain du match nul 1-1 du Brésil contre la Suisse.

Le présentateur José Trajano, ex-directeur de la chaîne ESPN Brasil et journaliste sportif de référence au Brésil, a expliqué en préambule que Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, avait fait parvenir ses impressions sur le Mondial par écrit depuis sa prison.

David contre Goliath

« Au vu de l’histoire des deux équipes, le Brésil​ aurait dû gagner. C’est la seule nation quintuple championne du monde et elle était donc largement favorite », a expliqué le néo-journaliste sportif, avant d’utiliser une référence biblique pour mettre en garde la Seleçao contre les risques d’un nouveau faux pas vendredi, contre le Costa Rica.

« Il ne faut pas les sous-estimer (…). Tout le monde sait qu’un jour, le petit David a vaincu le géant Goliath », rappelant que les Ticos ont créé la surprise lors du dernier Mondial en se hissant en quarts de finale.

Incarcéré depuis avril pour une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption, Lula se dit victime d’un complot pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle d’octobre, pour laquelle il demeure très largement en tête des intentions de vote malgré son incarcération.