Coupe du monde 2018: Un monastère, des tracteurs, des Bleus peinards... Bienvenue à Istra

FOOTBALL Première conférence de presse, premier entraînement, ça y est les Bleus ont investi Istra...

Nicolas Camus

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La vue sur le monastère de la Nouvelle Jérusalem depuis le centre de presse.
La vue sur le monastère de la Nouvelle Jérusalem depuis le centre de presse. — N. CAMUS
  • L'équipe de France est arrivée à Istra, lieu de son camp de base, dimanche soir.
  • Lundi, Didier Deschamps a donné sa première conférence de presse, avant le premier entraînement officiel de son groupe. 
  • Située à une heure de Moscou, Istra est une petite ville qui ne présente pas un grand intérêt (sauf si on a une passion particulière pour les monastères orthodoxes). 

 

De notre envoyé spécial à Istra,

Les Bleus voulaient de la tranquillité, ils sont servis. Arrivés à leur camp de base situé sur la commune de Kostrovo, à proximité d’Istra, une ville de 35.000 habitants se trouvant à une bonne heure de Moscou où il n’y a pas l’air d’avoir une activité débordante, ils ont pu se rendre compte que pas grand monde ne viendrait les déranger pendant cette Coupe du monde. Le lieu est idéal pour se préparer en toute quiétude. Cela demande juste ne pas avoir peur du bruit des tracteurs et autres engins non identifiés qu’on peut croiser sur les routes.

La banlieue mal famée d'Istra.
La banlieue mal famée d'Istra. - N. CAMUS

Au Hilton Garden Inn New Riga, l’hôtel 4 étoiles où ils résident, le staff et les joueurs de l’équipe de France ont de quoi prendre leurs aises. On y trouve terrains de tennis et de basket, piscine intérieure, salles de fitness et de vidéo et chambres spacieuses personnalisées pour chaque joueur avec des peintures les représentant. « On est bien installés. Le camp de base est agréable avec de l’espace, et les services de la fédération ont fait un gros travail pour personnaliser les lieux, explique Didier Deschamps. Ce n’est pas le grand luxe mais c’est confortable, fonctionnel, il y a tout ce qu’il faut. Les joueurs s’y sentent bien. »

Les règles pour entrer dans la forteresse sont strictes. Pour tout le monde. « Même notre président [Noël Le Graët], il est sorti ce matin [lundi], il n’a pas pu rerentrer, rigole DD. On a besoin de tranquillité, mais je ne voulais pas non plus que ça fasse bunker. On est soumis à des règles de sécurité très élevées, qui ne dépendent pas de nous. On espère que ça va s’assouplir un peu. »

C'est
C'est "fonctionnel", ouais... - Mladen ANTONOV / AFP

Le terrain d’entraînement officiel est situé à une dizaine de kilomètres de là. Le Stade Glebovets, de son petit nom, est niché dans la forêt, au milieu de quelques habitations à l’architecture et aux couleurs incertaines. Lors de la première séance lundi après-midi, une poignée de locaux, surtout des ados, s’y sont rendus malgré la pluie. Ils n’ont pas pu rentrer. L’entraînement ouvert au public est prévu pour ce mardi.

Devant le stade Glebovets, où s'entraînent les Bleus.
Devant le stade Glebovets, où s'entraînent les Bleus. - N.CAMUS

Quelques supporters français devraient d’ailleurs être là. Enfin, si le bus n’est pas tombé en panne. Joint en fin de semaine dernière, le président des Irrésistibles Français nous avait raconté qu’il partait avec une vingtaine de membres du groupe en car, samedi soir, directement depuis Lyon après le match face aux Etats-Unis, pour arriver dans la nuit de lundi à mardi à Istra. 48 heures de trajet, 3.300 km parcourus… « Une folie » pour montrer aux Bleus qu’ils ne sont pas complètement seuls au monde.

Avant ça, ces supporters zélés pourront aller admirer le seul intérêt touristique d’Istra, non loin duquel a été établi le centre des médias : le monastère orthodoxe de la Nouvelle Jérusalem, également appelé monastère de la Résurrection Voskressenski (le Новоиерусалимский монастырь, pour les intimes). Connu dans le tout pays, ce monument de la culture russe a été fondé en 1656 par le patriarche de Moscou Nikon. Ça vaut bien une petite photo.

C'est grand, c'est beau, c'est le truc à voir à Istra.
C'est grand, c'est beau, c'est le truc à voir à Istra. - Mladen ANTONOV / AFP