JO 2026 - Biathlon : « J’ai été battu par un infidèle »… Emilien Jacquelin fait le show et chambre Sturla Laegreid
trashtalking activé•Auteur d’un sprint héroïque ce vendredi lors des JO de Milan-Cortina 2026, Emilien Jacquelin s’est fait souffler une médaille de bronze pour 0,4 seconde. Par un Sturla Laegreid qui regrettera peut-être vite de l’avoir chambréJérémy Laugier
L'essentiel
- Emilien Jacquelin, qui a réalisé une excellente performance lors du sprint des JO de Milan-Cortina 2026 ce vendredi, notamment avec un 10/10 au tir, a manqué d’un rien la première médaille olympique en individuel de sa carrière.
- Pour seulement 2 dixièmes de seconde, l’Isérois a en effet été battu par le Norvégien Sturla Laegreid pour la médaille de bronze, dans une course remportée par M. Quentin Fillon Maillet.
- Très spectaculaire sur les skis, Emilien Jacquelin n’a pas été en reste face aux médias, en chargeant notamment Sturla Laegreid au micro de la TV norvégienne : « Oh mon Dieu, j’ai été battu par un infidèle ».
De notre envoyé spécial à Anterselva,
On a eu droit à du très grand Emilien Jacquelin, ce vendredi lors du sprint des JO d’hiver de Milan-Cortina 2026 remporté par Quentin Fillon Maillet. A la fois sur les skis, jusqu’à un dernier kilomètre conclu sur les jantes, et surtout sur le pas de tir, avec une session debout de pistolero à 5/5 en 16 secondes.
« Ça fait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi pleinement moi-même, appréciait-il. J’ai l’impression d’avoir fait une course comme il y a quatre ou six ans. C’est une réelle fierté de faire 10/10 aux Jeux olympiques, d’avoir allumé du vert pendant plus de deux tours et demi. » Le show Jacquelin s’est poursuivi à la sortie de ce tir debout : il a balancé son bandeau et ses lunettes pour bien mettre en valeur la fameuse boucle d’oreille de Marco Pantani.
Jacquelin veut « mettre le feu sur la piste »
Le terrible coup de clim au final, avec une 4e place pour 2 misérables dixièmes de secondes sur un Sturla Laegreid encore en bronze, aurait pu lui saper le moral. Mais non, l’Isérois a encore envoyé du bois lors de ses diverses interventions médiatiques avant de quitter le site Antholz. Au micro de France Télévisions, il lance d’abord : « C’est un week-end spécial avec les 22 ans de la mort de Marco Pantani. Ce n’est pas forcément la Saint-Valentin pour moi. Comptez sur moi pour faire le show dimanche et mettre le feu sur la piste ».
Plus que sur ce sprint encore, vraiment ? Puis le phénomène débarque face à nous en zone d’interview, et régale sur chaque intervention. Une première médaille olympique en individuel manquée d’un rien ? « C’est sûr que 0,2 seconde, ça se trouve partout. La seule chose que je peux faire, c’est avaler mon seum et en faire une force pour dimanche ». Et une punchline validée, une.
Place ensuite à l’analyse de cette fin de course sans énergie : « Sur la dernière partie, j’étais cuit, je voyais noir. Je suis content de ne pas m’être trompé de parcours ! J’aurais pu aller tout droit dans la forêt, c’était pareil ». On touche au génial lorsqu’un membre de la délégation norvégienne l’interrompt face aux micros pour le saluer de façon moyennement sympa. « Il me chauffe pour dimanche en fait, il ne le sait pas », s’exclame aussitôt Emilien Jacquelin, faisant beaucoup rire les médias présents.
« I will fuck him on Sunday, he will see »
Avant d’enchaîner : « C’est comme Sturla Laegreid qui s’est demandé si je m’étais arrêté pour faire des high five à tout le monde à la fin. Je vais le griller dimanche ! ». OK, que pasa au juste ? Le biathlète tricolore avait été interrogé juste avant par le diffuseur norvégien, qui lui avait rapporté un propos chambreur du troisième du jour, surpris du temps perdu par Jacquelin sur le dernier tour.
Notre dossier sur les JO d'hiver 2026Autant vous dire que cette réflexion a inspiré notre gaillard, qui a enchaîné sur Sturla Laegreid, auteur d’une interview lunaire mardi pour s’excuser de son infidélité en mondovision : « Oh mon Dieu, j’ai été battu par un infidèle ». Puis on vous laisse sa chute à la TV norvégienne, en VO anglaise : « I will fuck him on Sunday, he will see ». Vous devriez vous en sortir pour la traduction, non ? Prévoyez bien le stock de pop-corn pour assister au départ de cette poursuite, avec Sturla Laegreid et Emilien Jacquelin côte à côte.



















