Hochfilzen : « Il a fait de l’antijeu... », QFM remonté contre Fourcade après un accrochage en piste

BIATHLON Les deux Français se sont accrochés dans le dernier virage lors de la poursuite à Hochfilzen

A.L.G.

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Quentin Fillon Maillet et Martin Fourcade.
Quentin Fillon Maillet et Martin Fourcade. — Michal CIZEK / AFP

Oh le malaise… Alors que l’équipe de France a réalisé une belle poursuite samedi à Hochfilzen, avec cinq Français dans le top 10 et, surtout, le premier podium en carrière d’Emilien Jacquelin (3e), c’est une tout autre image que l’on retient (à chaud) de cette journée de Coupe du monde côté tricolore. Juste après la course, au micro de la chaîne L’Equipe, Quentin Fillon Maillet a déploré l’attitude de Martin Fourcade sur la piste, coupable selon lui de leur bousculade dans le dernier virage de la course.

« Que s’est-il passé avec Doll, vous vous êtes accrochés ? » a demandé le journaliste à QFM, qui lui a répondu en faisant les gros yeux. « Euh non… Avec Martin ». Silence gêné, explication : « Dans la dernière épingle, j’ai pris intérieur, il m’a serré et on est tombé… Sans être méchant, il a fait de l’antijeu. A lui de venir s’expliquer, moi je n’ai pas fait d’erreur », a-t-il déclaré visiblement agacé.

Fourcade calme le jeu

Mis en cause par son coéquipier, Martin Fourcade est venu livrer sa version des faits. De manière très politique, en donnant un autre regard sur l’accrochage tout en déminant le terrain dans la foulée. « Chacun a sa version des faits à chaud, on s’est accroché bêtement dans un virage tous les deux. C’est dommage car ce n’était pas l’endroit pour faire la différence entre nous, il y avait une ligne droite juste après pour faire les choses bien, a-t-il déclaré [Fourcade, 7e, était devant QFM à ce moment-là]. Après, est-ce qu’il y a un fautif ou pas, est-ce que ce n’est pas plutôt un fait de course ? C’est pas le plus important (…) Il n’y a aucun malaise, il faut juste discuter de tout ça à froid, une fois que l’excitation de la course est passée. On s’aime beaucoup avec Quentin, il n’y a aucun problème. »

L’entraîneur de l’équipe de France est ensuite venu couper le dernier fil d’une bombe en cours de désamorçage. « C’est un fait de course, tranche Vincent Vittoz. Ils ont eu un petit accrochage dans le final sur une piste très verglacée et donc glissante dans les virages. » Allez, next.