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Le vent? «C'était facile en fait, on s'affolait pour rien», en rit Bescond

JO 2018: Le vent? «C'était facile en fait, on s'affolait pour rien», se marre Anaïs Bescond, bronzée dans les bourrasques

BIATHLONPlus facile à dire après une médaille de bronze...
Jean Saint-Marc

J.S.-M.

L'essentiel

  • Anaïs Bescond remporte la médaille de bronze sur la poursuite, grâce à un 19/20 au tir, derrière Dahlmeier (vainqueure du sprint) et Kuzmina.
  • C'est son premier podium cette saison.

De notre envoyé spécial à Pyeongchang,

En franchissant la ligne d’arrivée, elle n’a pensé qu’à elle. « C’est un peu égoïste », a reconnu la médaillée de bronze sur la poursuite des JO. En zone mixte, elle a aussi pensé à ses coéquipières de l’équipe de France de biathlon : « Tout le monde va être jaloux (de la médaille), tout le monde va vouloir faire la même chose, et ça va être vraiment bien pour l’équipe ! »

Pour ça, il faudra régler la mire. Sur le pas de tir, les filles ont encore pas mal arrosé :

  • Anaïs Chevalier : 5 fautes (24e)
  • Marie Dorin-Habert : 7 fautes (27e)
  • Justine Braisaz : 7 fautes (34e)

Depuis deux jours, on ne parle que de lui : le vent mauvais​ de Pyeongchang. La course des filles a encore failli être reportée. « J’en sors trois (balles) dès le premier tir, les filles qui ont tiré en même temps que moi n’ont pas compris non plus… Le vent s’est retourné », soupire Anaïs Chevalier.

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Évidemment, ce n’est pas tout à fait la même histoire pour Anaïs Bescond, auteure d’un 19/20 au tir. Elle en a plaisanté :

« C’était facile en fait, finalement on s’affolait pour rien ! Non, bien sûr que ce ne sont pas des conditions évidentes. On dirait que ça se réchauffe et soudain, le vent arrive… Donc on a hyper froid et c’est pas évident au tir. »

Elle avait fait sensiblement la même vanne en débarquant devant nos micros. « Je suis super déçue de ne pas finir deuxième. Non, je plaisante, une médaille, c’est une médaille ! » Surtout quand c’est la première.