NBA : « Nous avons besoin de quelqu’un capable de donner son meilleur »... Popovich acte son retrait du banc des Spurs
the chief•Le légendaire coach de San Antonio passe la main après 29 saisons et cinq titres NBA à la tête de la franchise texaneN.C. avec AFP
«Je ne suis plus le coach. Je suis le chef ». C’est un Gregg Popovich amaigri et affaibli, mais à l’esprit toujours aiguisé, qui s’est présenté lundi devant la presse à San Antonio. Victime d’un AVC au mois de novembre, le légendaire coach des San Antonio Spurs va passer la main à 76 ans et après 29 saisons à la tête de la franchise texane en NBA. Mais il ne pouvait pas partir comme ça.
Mitch Johnson adoubé
Entouré de deux fidèles, Manu Ginobili et Tim Duncan, « Pop » a pris le temps de donner de ses nouvelles et de faire la transition vers une nouvelle ère pour les Spurs, qui seront désormais entraînés par Mitch Johnson. « L’une des raisons (de mon retrait) est que nous avons besoin de quelqu’un capable de donner son meilleur, parce que c’est ce que ce groupe mérite et demande, et nous avons la bonne personne à San Antonio », a expliqué Popovich d’une voix affaiblie et avec une diction ralentie.
Mitch Johnson ne va pas non plus découvrir le poste. C’est lui qui a assuré l’intérim pendant presque toute cette saison déjà. « Il a fait un travail fantastique dans des circonstances difficiles. On l’a vu en action, et il a été brillant », a salué Popovich, qui aura remporté cinq titres de champion.
« Nous avons de jeunes joueurs qui vont devenir de grands joueurs, Mitch Johnson sera l’homme qui va façonner leur futur, et je ferai tout mon possible pour l’aider », a-t-il ajouté, songeant certainement à Victor Wembanyama, qu’il a lui-même couvé depuis son arrivée en 2023.
S’ils ont manqué les play-offs pour la 6e saison d’affilée, les Spurs ont assemblé les pièces de leur reconstruction autour de Wemby, avec l’arrière Stephon Castle, élu rookie de l’année, et le meneur All-Star De’Aaron Fox, recruté en février.
Toute l'actu de la NBA« Pop », dont « l’amour et la passion pour le jeu restent intacts », gardera un œil lointain mais bienveillant sur ses poulains. Il va devenir « président des opérations basket » des Spurs. Avec la bénédiction de son ancien adjoint. « Tu m’as appris tellement de choses, a dit Johnson. Toujours faire passer les joueurs en premier, l’attention aux détails, une compétitivité maladive, jouer plus dur et plus intelligemment que son adversaire pendant 48 minutes. Tu sais saisir l’instant, en comprendre l’importance. Je voudrais juste te remercier. »


















