NBA : Encore immense et décisif, Wembanyama finit par s’incliner contre les Sixers d’un « précieux » Batum
LA SUCRERIE DE WEMBY•Le jeune intérieur tricolore Victor Wembanyama a combiné 33 points, 18 rebonds et 7 contres pour porter les Spurs jusqu’en double prolongation dimanche, lors de la défaite face à Philadelphie (126-133) et à son expérimenté Frenchie Nicolas BatumJérémy Laugier
L'essentiel
- Les Spurs se sont inclinés dimanche soir en double prolongation face à Philadelphie (126-133). Ils restent derniers de la conférence Ouest en NBA.
- Le phénomène français Victor Wembanyama s’est à nouveau distingué avec 33 points, 18 rebonds, 7 contres et 6 passes, plus un incroyable 5/10 à trois points dans cette rencontre.
- 20 Minutes vous résume ce rendez-vous de la nuit avec ce nouvel épisode de « La sucrerie de Wemby », vous en avez pris l’habitude.
Après chaque match de Victor Wembanyama avec les San Antonio Spurs, 20 Minutes vous résume en quelques lignes ce qu’il faut retenir sur les prouesses du grand espoir tricolore en NBA.
Dimanche soir, les Spurs ont fini par s’incliner dans un match aussi passionnant qu’indécis contre Philadelphie (126-133), avec double prolongation à la clé. « Wemby » et les siens ont confirmé qu’ils finissaient bien leur saison, avec quatre succès et trois défaites de peu sur les sept derniers matchs.
Sa feuille de stats
Le futur rookie de l’année était comme d’hab dans tous les bons coups ou presque contre Philly. Si l’arrière des Sixers Tyrese Maxey a régné sur le match avec ses 52 points, Victor Wembanyama a profité à balle de l’absence de Joel Embiid (toujours blessé) dans la raquette. 33 points, 18 rebonds, 7 contres, 6 passes, plus un incroyable 5/10 à trois points, voilà l’étendue du chantier.
Quand on repense à certains moments un brin frustrants de son utilisation par Gregg Popovich, ça fait bien plaisir de voir l’ancien Met passer 43 minutes sur le parquet, certes grâce à la double prolongation. Seul bémol (récurrent) de taille : les 9 balles perdues du géant tricolore, qui ont failli lui fournir un « triple-double » moins reluisant que d’habitude. En même temps, quand on voit à quel point il est à l’origine de la majeure partie de la création du jeu des Spurs…
L’action de la nuit
On pourrait évidemment vous décortiquer quelques nouveaux dunks et contres impressionnants, mais son action la plus décisive de la nuit a été une sacrée offrande. Servi dos au panier (et très haut) par Devonte' Graham, à 108-109 à six secondes de la fin du temps réglementaire, « Wemby » anticipe l’aide de Tyrese Maxey et délivre un amour de passe volleyée en direction de Julian Champagnie dans le corner.
Sur le coup, l’ailier remplaçant justifie parfaitement son nom en expédiant une flèche à trois points clutch à souhait (111-109). Seul problème : Tyrese Maxey file dans la foulée arracher la prolongation à la dernière seconde de jeu (111-111). Le caviar de Victor Wembanyama (à 1’22 sur la vidéo ci-dessous) aurait mérité mieux, mais il en dit long sur sa science du jeu, à seulement 20 piges.
Sa déclaration à retenir
Il n’est pas question cette fois-ci de l’analyse de son jeu ou de celui de sa jeune équipe. Non, l’intérieur de l’équipe de France a livré toute son admiration après la rencontre sur Nicolas Batum, son probable partenaire avec les Bleus lors des JO de Paris 2024.
« Nico Batum, je n’ai jamais entendu quelqu’un dire du mal de lui en NBA, surtout en termes de jeu. Parfois, on nous dit que quand c’est Batum qui défend sur nous, il faut passer le ballon. C’est dire à quel point il est bon et à quel point les Sixers sont très attachés à lui. C’est un joueur tellement précieux que tout le monde aimerait l’avoir dans son équipe. »
De quoi se mettre bien avec son capitaine en sélection, non ? Avec 9 points, 7 rebonds et un gros tir lointain pour permettre le retour de Philly en fin de rencontre dimanche, il faut dire que Nicolas Batum ne fait toujours pas ses 35 ans sur le terrain cette saison.
La dynamique des Spurs
On ne peut pas accuser San Antonio de « tanker » en cette fin de saison. Depuis deux semaines, les hommes de Gregg Popovich ont fait tomber les Suns, les Knicks et les Pelicans, tous bien partis pour participer aux play-offs. Et après un court revers contre le champion en titre Denver (110-105), ils montrent qu’ils peuvent batailler avec une solide équipe comme Philadelphie.
Mais malgré le bilan positif (4 victoires-3 défaites) sur la période, les Spurs (19 victoires-59 défaites) ont très peu de chances de rattraper Portland (21 succès) pour éviter la cuillère de bois à l’Ouest, à quatre matchs de la fin de la saison régulière.


















