France - Slovénie : Capitaine Wemby et les Bleus étalent la Slovénie et ravissent Bercy
ROAD TO THE WORLD CUP•L’équipe de France a largement battu la Slovénie, jeudi soir, pour ce qui était le grand retour de Wembanyama à Bercy sous le maillot bleu, deux ans après les JO de ParisAymeric Le Gall
L'essentiel
- L’équipe de France a largement battu la Slovénie 92-67 jeudi soir à Bercy lors des qualifications au Mondial 2027, avec le retour de Victor Wembanyama deux ans après la finale olympique contre le Team USA, mais face à une équipe slovène privée de Luka Doncic.
- Victor Wembanyama, nouveau capitaine des Bleus, a livré une prestation convaincante avec 22 points et 9 rebonds en 21 minutes, même si l’équipe a manqué d’adresse à trois points avec seulement 20 % de réussite (7 sur 34).
- Frédéric Fauthoux a testé l’association Wembanyama-Gobert pendant une dizaine de minutes, expliquant : « C’était stratégique car on s’imaginait que contre des équipes comme la Slovénie (dont le secteur intérieur est faible), ça pouvait être très impactant pour l’adversaire », avant leur dernier match en Suède samedi puis leur départ en NBA.
Sans surprise, les Bleus ont laaaaargement battu la Slovénie (92-67) pour le premier match de la seconde phase (vous suivez toujours ?) des qualifications au Mondial 2027, jeudi soir, dans une salle de Bercy tout heureuse de retrouver Victor Wembanyama, deux ans après son dernier match officiel en Bleu, ici même, en finale des JO face au Team USA. Mais c’est une Slovénie sans Luka Doncic que la bande à Fauthoux a martyrisée, ce qui change tout de même pas mal la grille d’analyse de cette rencontre à sens unique.
C’est tout le paradoxe du basket, un sport vampirisé par la sacro-sainte NBA, qui accapare l’attention de ses grandes stars, lesquelles désertent souvent leurs sélections nationales pour préparer la saison à venir de l’autre côté de l’Atlantique. Et tant pis si l’équipe de Doncic avait grandement besoin de lui, elle qui commence à claquer des mollets en vue de la qualif après cette nouvelle défaite, la quatrième en sept matchs. Mais on s’égare, le sujet n’est pas là.
Souviens-toi, l’été olympique
Ce qui nous intéressait surtout, c’était le grand retour du moine Shaolin de 2,24 m, Victor Wembanyama, deux ans après la folle nuit du 10 août lors d’un été olympique 2024 qui nous donne chaque fois les mêmes frissons (et un brin de nostalgie) rien qu’à l’évoquer. On ne vous dira pas que l’ambiance de jeudi avait quoi que ce soit à voir avec celle d’il y a deux ans, mais tout de même, les Bleus ont reçu un très bel accueil de la part du public parisien, tout heureux de retrouver le joueur dont tout le monde parle et d’échapper à la fois à la saucée qui s’est abattue sur Bercy deux heures avant le match.
Désireuse de tout donner pour son retour à Paris sous le maillot bleu, la star des Spurs a livré une prestation convaincante, lui, le nouveau capitaine de l’équipe de France, avec une feuille de stats plutôt sexy pour quelqu’un ayant foulé le parquet pendant 21 minutes en tout et pour tout (22 points, 9 rebonds). Il faut dire qu’en face, les pauvres Slovènes n’avaient pas les armes répondre aux attaques d’une équipe composée de Wemby, Rudy Gobert, Evan Fournier, Sylvain Francisco, Matthew Strazel ou Terry Tarpey…
Ils ont fait ce qu’ils ont pu pour stopper les vagues bleues et limiter la casse avec plus au moins de réussite, terminant le match à -25 alors qu’ils ont plusieurs fois été menés de 30 points ou plus. La faute à un quatrième quart-temps tricolore frappé du sceau du manque d’adresse, comme on l’avait malheureusement déjà constaté lors des deux derniers matchs contre la Serbie, qui n’avaient d’amicaux que le nom, présence de Djokic oblige. Jeudi, les Bleus ont arrosé de loin pour au final ne rentrer que 20 petits pourcents de leurs tentatives à trois points (7 sur 34), contre 9 sur 32 puis 9 sur 28 face aux Serbes quelques jours plus tôt.
Une bonne copie mais encore du pain sur la planche
Il n’y a là rien d’irrémédiables et, dans l’ensemble, cette équipe de France au complet a montré par séquences que les automatismes étaient gentiment en train de se mettre en place. C’était aussi l’avis de Victor Wembanyama, facilement visible grâce à sa taille en zone mixte malgré la nuée de journalistes autour de lui. Interrogé sur son entame de match de costaud, le Texan a paru globalement satisfait de la copie rendue par son équipe.
« Bien sûr ! Qui d’autre va le faire (impulser un gros rythme d’entrée de jeu) ? Je rigole. Qui d’autre que moi a cette responsabilité de faire ça ? C’était mon intention, tout le monde a répondu. Peu importent les rotations, on a joué à trois pivots aujourd’hui, le niveau n’a jamais baissé. C’est bien, on montre de plus en plus que nos rotations sont stables. »
Quant à son association avec Rudy Gobert, qu’il travaille avec parcimonie lors de certaines phases des trois derniers matchs, là encore les signaux sont au vert. « C’est normal ! C’est que dans ce sens que c’est censé aller, a-t-il rétorqué, visiblement pressé d’en terminer avec ses obligations médiatiques du soir. J’espère partager le terrain avec lui pendant longtemps, des années. C’est bien. C’est un pas en avant, on bosse. »
Une association qui semble porter ses fruits
« Ils ont démarré le deuxième et le quatrième quart-temps ensemble, une dizaine de minutes au total. C’était stratégique car on s’imaginait que contre des équipes comme la Slovénie (dont le secteur intérieur est faible), ça pouvait être très impactant pour l’adversaire, a embrayé Frédéric Fauthoux en conférence de presse quelques minutes plus tard. C’est bien de les associer sur différentes situations que celles vécues contre la Serbie. On rêve tous que ça marche super bien. On essaie de profiter de toutes les occasions pour tester ce binôme. »
Il lui restera une dernière opportunité pour le faire avant que les deux géants ne retrouvent leurs clubs pour le début de la NBA, samedi, en Suède, pour le dernier match de cette tournée estivale. Car les deux prochaines fenêtres internationales se feront sans eux en novembre et février prochains. Telle est la règle dans le basket de haut niveau. Le temps pour travailler avec ses meilleurs joueurs est aussi rare que précieux pour un sélectionneur comme Fauthoux, il ne faut donc jamais en perdre une miette quand on les tient. Et de ce que l’on en a vu depuis quelques jours, c’est mission accomplie pour les Bleus de capt’ain Wemby.



















