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JO 2024 – Basket : « Ça fait du bien… » Les Bleues pas mécontentes de leur défaite avant les quarts de finale
Positives•Avant d’affronter l’Allemagne mercredi, les Françaises ont minimisé l’impact du revers contre de solides Australiennes, dimanche (72-79)Nicolas Stival
L'essentiel
- L'équipe de France a chuté contre l’Australie (72-79) dimanche soir à Villeneuve-d’Ascq, lors du dernier match de la phase de poules des Jeux olympiques de Paris.
- Joueuses et entraîneur ont complètement dédramatisé ce revers.
- Les Bleues ont terminé premières du groupe B et rencontreront en quart de finale les Allemandes, mercredi (18 heures) à Paris-Bercy.
Dans le chaudron de Pierre-Mauroy, après le record d’affluence pour un match de basket européen en Europe (27.193 spectateurs)
Il n’y a eu qu’un bref moment de tension après la défaite des basketteuses françaises face aux Australiennes (72-79), ce dimanche soir dans une enceinte nordiste aussi remplie qu’enthousiaste. Gabby Williams n’a pas aimé la question d’un journaliste et a jeté un froid lorsqu’elle a demandé qu’on lui en pose une autre, sans répondre à la première.
La carte maîtresse des Bleues était sans doute énervée par sa prestation, de loin la moins aboutie de ce premier tour des Jeux olympiques, malgré un réveil trop tardif (15 points, 4 rebonds, 4 passes mais aussi 3 ballons perdus). A part ce léger accroc, il flottait une étonnante odeur de légèreté dans l’enceinte de Villeneuve-d’Ascq, à l’issue d’un revers qui n’a pas privé l’équipe de France de la première place du groupe B.
Elle rencontrera l’Allemagne mercredi (18 heures) en quart de finale à Paris-Bercy, puis, si elle passe, le vainqueur d’Espagne-Belgique. Le destin, clément avec les hôtes de ces Jeux, a expédié l’épouvantail américain dans l’autre partie du tableau.
« Pas une défaite très coûteuse »
Le tirage au sort n’avait pas encore eu lieu quand Dominique Malonga a fortement minimisé l’impact du revers face à une équipe d’Australie qui est allée chercher sa qualif’en imposant sa puissance physique. « On a quand même fini premières de la poule, on a fait un super job pour s’assurer cette place, a observé la benjamine du groupe (18 ans). On passe à autre chose. »
« Quand tout va bien tout le temps, on est un peu dans le "tout beau, tout rose" mais on sait qu’une compétition c’est long, a également jugé Malonga. Ce n’est pas une défaite très coûteuse pour nous, donc c’est un petit rappel à l’ordre. On n’aime pas perdre, mais on ne lâche pas la première place. Ça nous fait du bien. »
La capitaine et doyenne Sarah Michel Boury (35 ans), le nez fraîchement recousu après une rencontre avec le coude de l’Australienne Steph Talbot, ne disait pas autre chose que sa jeune coéquipière : « L’Australie nous a vraiment fait déjouer sur ce match mais ça va être peut-être un mal pour un bien pour la suite, pour être prêtes à rentrer vraiment dans l’adversité et être présentes lors des matchs couperet. »
Un relâchement défensif
Il ne manque plus que le « c’est une autre compétition qui commence », traditionnellement de sortie entre les phases de poules et éliminatoires. C’est Jean-Aimé Toupane qui s’y colle. Généralement à cheval sur la rigueur défensive, le sélectionneur n’a pas moufté sur les 79 points encaissés, après les seulement 54 lâchés face aux Canadiennes puis aux Nigérianes, battues sur le même score (75-54).
La défaite ? « C’est arrivé, c’est à nous de voir ce qu’on en fait, a lâché le technicien, plutôt détendu. On a quand même rencontré la deuxième ou troisième équipe mondiale [3e selon le classement Fiba, alors que la France est 7e et l’Allemagne 19e] et on les a jouées les yeux dans les yeux. »
Tous ces discours ressemblent fort à des extraits de la bonne vieille méthode Coué. Pourtant, personne chez les Bleues n’a nié les difficultés rencontrées ce dimanche.
« On n’a pas défendu au mieux, souligne Marine Johannès, première concernée par le sujet, mais également décevante offensivement (9 petits points à 33 % d’adresse). En attaque, on n’a pas partagé la balle autant qu’on en a l’habitude. On a été assez statiques, on n’a pas vraiment réussi à créer des espaces. L’Australie a proposé un jeu assez intense, qu’on n’avait jamais vu avant, même dans la prépa. »
La moitié de l’effectif allemand mesure au moins 1,90 m
Avec six joueuses à 1,90 m ou plus, soit une de plus que les « Opals » de l’ile-continent et deux de plus que les Françaises, les Allemandes vont aussi envoyer du lourd. L’équipe des sœurs Sabally a terminé deuxième d’un groupe compliqué, derrière les intouchables Américaines mais devant les championnes d’Europe belges et le Japon.
« Le quart, c’est le match le plus important de la compétition, poursuit Johannès. Cette défaite va peut-être nous réveiller aussi. On a commencé par deux belles victoires, peut-être qu’on s’est relâchées, je ne sais pas. » Mercredi soir, elles sauront.


















