Mondiaux d'athlétisme: Pourquoi il ne faut pas s'inquiéter pour la France à un an des JO

PEKIN Les Bleus ne ramènent que deux médailles de Chine...

afp

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Renaud Lavilennie à Pékin le 24 août 2015.
Renaud Lavilennie à Pékin le 24 août 2015. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Ne vous ruez pas chez l’ORL. Si aucune Marseillaise n’est parvenue à vos oreilles durant les championnats du monde de Pékin, ce n’est pas de la faute de votre audition mais bien celle de l’équipe de France, repartie avec seulement deux médailles de bronze. Pire performance tricolore depuis les Mondiaux d’Edmonton en 2001, le bilan chinois n’est pas pour autant annonciateur de Jeux olympiques catastrophiques dans un an. Explications.

Parce que l’on avait trop d’absents

Yohann Diniz, Mahiedine Mekhissi-Benabbad, Teddy Tamgho, sans compter Kevin Mayer ou Eloyse Lesueur. Pour une nation comme la France, se pointer dans une compétition planétaire avec autant de champions du monde en puissance ou de chances de médaille forfaits annonce quasi automatiquement un bide. « On a pris certaines précautions avec des athlètes blessés, explique à francetvsport le président de la fédération française d’athlétisme, Bernard Amsalem. On a fait l’impasse sur 2015 pour mieux préparer les Jeux Olympiques de Rio l’an prochain. » Où l’on espère que les Bleus n’arriveront pas autant diminués.

Parce que certains peuvent faire bien mieux

Il était l’incontestable leader des Bleus et l’immense favori du saut à la perche. Décevant troisième, Renaud Lavillenie a naturellement largement les moyens de conserver son or olympique au Brésil. Passés à côté de leur finale, les sprinteurs du relais 4x100 m font aussi partie des déceptions, tout comme deux de ses membres, Christophe Lemaitre et dans une moindre mesure, Jimmy Vicaut huitième de sa finale du 100 m. Avec trois Français, « On prend une claque, glisse le manager des équipes de France Renaud Longuèvre. On s’est vu trop beau. Et quand on ne se sent pas en danger, on se met en danger. »

Parce que quelques jeunes poussent

Les nouvelles têtes émergent. Médaillée de bronze à 21 ans dès ses premiers Mondiaux, la lanceuse de marteau Alexandra Tavernier a été la plus performantes des jeunes de l'équipe de France. Pêle-mêle, on a aussi vibré pour Pierre-Ambroise Bosse et Rénelle Lamote (800 m), ainsi que pour Kévin Menaldo (saut à la perche), déjà en bronze aux championnats d'Europe il y a un an. Quatrième du 110 m haies, Pascal Martinot-Lagarde possède à 23 ans le potentiel pour être médaillé à Rio. Là où l'athlétisme française devra se réveiller.