Dopage: Huit ans de suspension pour la championne olympique 2012 du 1.500m

ATHLETISME Une sanction liée à son passeport biologique...

N.C. avec AFP

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Asli Cakir-Alptekin (à dr.) lors de son titre sur 1.500m aux championnats d'Europe d'Helsinki, le 1er juillet 2012.
Asli Cakir-Alptekin (à dr.) lors de son titre sur 1.500m aux championnats d'Europe d'Helsinki, le 1er juillet 2012. — Martin Meissner/AP/SIPA

La Turque Asli Cakir-Alptekin est suspendue huit ans pour dopage lié à son passeport biologique, et déchue de son titre olympique du 1500 m gagné en 2012, a annoncé mardi le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne.

«Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a rendu une sentence "d'accord parties" (transaction) dans le cadre de la procédure d'arbitrage entre la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), la Fédération turque d'athlétisme (TAF) et la coureuse de demi-fond turque Asli Cakir-Alptekin», explique l'instance dans un communiqué.

Des valeurs anormales entre juillet 2010 et octobre 2012

En vertu de cet accord, l'athlète, qui aura 30 ans le 20 août prochain, «devra par conséquent subir une période de suspension de huit ans expirant à minuit le 9 janvier 2021. En outre, tous les résultats obtenus par l'athlète depuis le 29 juillet 2010 sont annulés et tous les titres, récompenses, médailles, points et primes qui y sont relatifs sont également annulés. Cela inclut en particulier la médaille d'or olympique gagnée à Londres en 2012 et la médaille d'or obtenue lors des Championnats d'Europe la même année», poursuit le texte. La Turque s'était en effet également imposée à Helsinki sur 1500 m.

Alptekin avait gagné l'or aux JO de Londres devant sa compatriote Gamze Bulut et Maryam Yusuf Jamal, de Bahrein. Mais elle avait été suspendue provisoirement par l'IAAF après la détection d'«anomalies dans son passeport biologique». Ces valeurs anormales avaient été trouvées dans les échantillons sanguins prélevés chez l'athlète entre juillet 2010 et octobre 2012.

En décembre 2013, la TAF avait pourtant décidé de blanchir son athlète, considérant qu'elle n'avait «pas agi en violation du règlement antidopage». L'IAAF avait alors décidé en février 2014 de faire appel de cette décision devant le TAS. L'athlète risquait la suspension à vie, puisqu'elle avait déjà été suspendue pour dopage pendant deux ans en 2004.

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