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Mercato: Les recruteurs ont fait marcher leur imagination

Mercato: Les recruteurs ont fait marcher leur imagination

FOOTBALLLe manque de moyens a obligé les clubs de L1 à innover pour recruter pendant le mercato estival...
Julien Laloye

Julien Laloye

Cet été en Ligue 1 il y a eu le PSG et les autres. Pendant que les dirigeants parisiens ont pu faire flamber leur carte gold au budget illimité, tous les autres clubs du championnat, y compris Lyon ou Marseille, ont dû faire preuve d’ingéniosité pour compléter leur effectif tout en gardant une balance positive. L’occasion pour les recruteurs de faire la différence en activant les bons réseaux au bon moment.

Se ruer sur les joueurs en fin de contrat

«La priorité c’était de remplacer nos éléments importants en fin de contrats (ndlr: Elana, Ewolo, Zebina) par des joueurs libres, pour lesquels aucune indemnité de transfert n’était à prévoir » explique Michel Bucquet, directeur général du Stade Brestois et co-responsable du recrutement avec Corentin Martins. A l’instar de Lyon avec Malbranque ou Troyes avec Nivet, le club brestois a immédiatement ciblé des renforts pouvant se prévaloir «d’une grande expérience de la L1 au meilleur rapport qualité/prix possible». Pari déjà gagnant avec l’ex-Montpelliérain Geoffrey Dernis, auteur du but de la victoire le week-end dernier face à Troyes (2-1), en attendant que Bernard Mendy ou Kamel Chafni se montrent aussi décisifs.

Aller fureter dans les échelons inférieurs

Brest, qui a su déceler en Nolan Roux un futur grand buteur de L1 alors qu’il végétait en CFA à Lens, fait partie des clubs de l’élite habitués à dégoter des joueurs à fort potentiel dans les divisions inférieures, comme le FC Lorient. Sauf que cette année les deux voisins bretons ont dû faire face à la concurrence de grands clubs désargentés comme l’OL ou l’OM: «Ils essaient de venir récupérer des joueurs qui avant venaient chez nous reconnaît Michel Bucquet. Quelqu’un comme Raspentino aurait pu nous intéresser à une époque. Là il est contacté par l’OM, on ne peut pas lutter». En achetant l’ex-attaquant du FC Nantes en plus de l’espoir sedanais Abdallah, la direction olympienne a largement recruté en L2, imitée par le Stade Rennais (Diallo et Alessandrini).

Tenter un coup à l’étranger

Montpellier a choisi de remplacer Olivier Giroud par Emanuel Herrera, issu du championnat chilien, tandis que Nice a choisi de faire confiance à l’Argentin Dario Cvitanich, venu de Boca Junior. Plusieurs recruteurs de L1 ont misé sur des joueurs sans grandes références pour démarrer la saison. «Une stratégie obligatoire en ces temps d’économie» juge Michel Bucquet. Conseillé par trois recruteurs sur le terrain tout au long de l’année, le manager brestois a choisi d’investir 1,3 million d’euros sur le jeune attaquant néerlandais Charlison Benschop, auteur de cinq buts avec l’AZ Alkmaar la saison passée. Sans aucune garantie que la greffe prenne: «Dans ces cas-là on n’espère ne pas tromper, mais il faut savoir accepter les mauvaises pioches». De celles qui repartent dans l’anonymat le plus complet lors du mercato d’hiver…