Denis Renaud a zappé ses vacances
football Le coach de Carquefou, promu en National, a vécu une intersaison « mouvementée »David Phelippeau
La prophétie du président Michel Auray se vérifie. « C'est le début des emmerdes », avait-il lâché il y a un mois alors que son club venait tout juste de valider son billet pour le National. « J'ai vécu l'intersaison la plus mouvementée depuis dix ans, reconnaît le coach Denis Renaud, qui ne partira pas en vacances cet été. Il y avait de nombreux chantiers qui ne sont pas terminés. »
La montée actée, l'entraîneur carquefolien s'est attelé à construire une équipe à même de se maintenir dans un championnat de National réputé très compliqué pour les nouveaux venus… « On a encore cinq semaines pour former un groupe pour un objectif fou : se maintenir, poursuit le coach. Avec six descentes au programme, si on est dans les 14 premiers, ça sera une très belle saison de réalisée ! »
Lundi soir, c'était la reprise au stade des Tournières pour Carquefou. Avec six recrues et trois joueurs à l'essai (dont l'ex Canari Apo). « Je suis heureux de retrouver le terrain plutôt que les salles de réunion, avoue Renaud. On n'est pourtant pas encore à 100 %. Le recrutement n'est pas encore terminé. Pour la première fois, j'ai vraiment eu l'impression que la trêve était trop courte. On a eu cinq à six fois plus de joueurs proposés donc on a cinq à six fois plus de chance de se planter dans le recrutement ! »
Au moins cinq joueurs devraient encore rejoindre les rangs carquefoliens. Pourquoi l'USJA a-t-il pris autant de retard ? « On est dépendant de ce qu'il se passe en Ligue 1, explique Renaud. De plus, faire signer un contrat en National ce n'est pas comme faire signer pour le CFA2 ou le CFA. Et puis, il y a les limites budgétaires… »
Et sur ce dernier point, malgré un budget multiplié par deux (de 850 000 € à 1,6 million d'euros) – ce qui reste très faible pour le championnat de National –, Carquefou ne peut pas faire de folies. « La grande nouveauté, c'est que les joueurs pensent à leur contrat, poursuit Denis Renaud. Les négociations sont beaucoup plus compliquées. » David Martot et Kevin Bodin n'ont d'ailleurs toujours pas prolongé leur aventure carquefolienne. Surenchère oblige. L'USJA Carquefou est entré de plain-pied dans une nouvelle ère : celle du professionnalisme.


















