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Euro: Michel Platini redéfinit l'avenir de la compétition

Euro: Michel Platini redéfinit l'avenir de la compétition

FOOTBALLPour 2020, le président de l’UEFA envisage une compétition organisée «dans toute l'Europe»...
Bertrand Volpilhac, à Kiev

Bertrand Volpilhac, à Kiev

De notre envoyé spécial à Kiev,

Ses conclusions sur l’Euro réussi en Pologne et en Ukraine sont passées franchement inaperçues. Samedi matin, en conférence de presse, Michel Platini a surpris tout l’auditoire en annonçant l’idée d’organiser en 2020 un Euro plus seulement dans un seul pays, mais dans «toute l’Europe». Une question qui redéfinit totalement l’avenir de la compétition, qui devrait déjà être soumise à de nombreux changements d’ici à 2016. Tour d’horizon en verbatim par le président de l’UEFA.

2020, une idée, la révolution?

«Pour les 60 ans de l’Euro, nous avons eu comme idée de ne plus avoir simplement l’Euro dans un ou deux pays mais dans toute l’Europe. Ce n’est qu’une idée, il n’y a rien de décisif, mais le but serait d’avoir une ville par pays, dans douze ou treize pays. Ce serait beaucoup plus simple que d’avoir à construire des stades et des aéroports dans une ville qui accueille quatre matchs. Quand on voit les investissements fait par certains pays pour 3 matchs dans une ville, c’est cher payé le match… Pour les supporters, avec les compagnies low-cost, ça coute moins cher d’aller d’une ville à l’autre, de faire Londres, Paris, Barcelone, que d’aller de Gdansk à Kharkiv. Il y aura des gens pour, des gens contre, mais c’est un très beau débat à avoir. A nous d’y réflechir, mais ce n’est pas très compliqué au niveau organisation, financier. Ce sera surtout une décision politique. Elle viendra vers décembre ou janvier.»

Le passage à 24 en 2016

«Le passage à l’Euro à 24 pour l’Euro 2016 a été décidé en 2008 sur demande des Britanniques, qui n’avaient cette année-là aucune équipe à l’Euro. Je pense qu’on a 24 bonnes équipes en Europe, on qu’on peut trouver les huit en plus sans avoir de déperdition de niveau. Je pense notamment à la Norvège, la Serbie, la Belgique, L’Ecosse… Et puis ça fait plus de matchs. Par contre, 32 équipes, c’est trop. Sur le format? Ce n’est pas encore décidé mais moi j’aime bien avoir 24 équipes car on peut avoir des huitièmes de finale et donc quatre match à élimination directe. N’oubliez pas que c’est en 1998 que la Fifa a décidé de passer la Coupe du monde à 32 équipes! Moi, j’en ai joué deux (82, 86) avec 24 équipes.»

L’arbitrage et la «goal line technology»

«L’arbitrage a été efficace, juste, équilibré. On a vu tout ce qu’apporte l’arbitrage à cinq, c’est un vrai de ne plus voir de plongeons dans la surface. Sur l’arrivée de la «goal line technology» (procédé qui permet de savoir si le ballon a entièrement franchi la ligne de but ou non), je suis totalement contre. D’une manière générale, je suis contre la technologie. Si demain il y a une main sur la ligne, on va savoir si elle est rentrée ou pas mais pas s’il y a main. Alors le lendemain, on demandera une technologie pour voir la main. Et après, on s’arrête où? Voilà, moi je suis contre. Vous êtes sûr que ça marche, au moins? Personne n’a rien vu. J’ai lu un article d’une agence de presse qui dit que ce n’est pas à 100% sûr mais qu’en fin de compte ce sera à l’appréciation de l’arbitre… C’est à M. Blatter et à l’IFAB (le board qui régit les règles du football, composé des fédérations anglaise, écossaise, irlandaise et galloise) de décider. Mais je connais ses sentiments (ceux de Blatter), et il connait les miens.»