Bilan : un seul but, ne pas en prendre

©2006 20 minutes

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Avec 138 buts marqués en 60 matchs – soit 2,30 par rencontre –, la Coupe du monde 2006 se classe déjà parmi les moins prolifiques de l'histoire. Il y a quatre ans, 161 buts avaient été inscrits sur l'ensemble du tournoi, contre 171 en 1998. Le record absolu d'indigence offensive est toutefois toujours détenu par le Mondial 1990 en Italie, avec 2,21 buts par rencontre. Autre chiffre qui témoigne de cette mise au régime sec des buteurs, aucun joueur n'a jusqu'à présent réussi un triplé. Pour Michel Platini, l'explication est simple. « Une pression énorme s'exerce sur les joueurs, les équipes jouent désormais pour ne pas perdre », explique le Français. Les chiffres lui donnent raison puisque 63,3 % des équipes ayant marqué en premier ont fini par s'imposer. Sur le plan tactique, les entraîneurs font désormais des choix plus prudents, à l'image de Raymond Domenech mais surtout de Carlos Alberto Parreira, qui a précipité l'élimination du Brésil en n'alignant qu'un seul attaquant face à la France.