Euro2012: Saint Casillas veille toujours sur l'Espagne

FOOTBALL Sans son gardien, la Roja serait peut-être tombée dans le piège croate...

Alexandre Pedro

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Le gardien de l'Espagne, Iker Casillas, le 18 juin 2012 à Gdansk.
Le gardien de l'Espagne, Iker Casillas, le 18 juin 2012 à Gdansk. — P.Lauerner / REUTERS

De notre envoyé spécial à Gdansk,

Quand il débarque devant les journalistes, après la victoire et la qualification de l’Espagne contre la Croatie (1-0), Iker Casillas n’a ni toge blanche ni auréole. Le gardien de la Roja est pourtant un saint. «San Iker», Saint patron des matchs mal embarqués et des parades qui vous changent l’histoire d’une équipe. Il y a eu ce pénalty arrêté contre le Paraguay sur la route d’un premier titre mondial, il y aura peut-être pour cet Euro ce sauvetage devant Ivan Rakitic, peu avant l’heure de jeu. «Qu’est-ce que je peux dire sur lui? C’est juste un crack», admet volontiers sa dernière victime en date.

Vicente Del Bosque connait son gardien. Il l’a installé comme titulaire au Real Madrid. Alors, au moment de commenter sa prestation, le sélectionneur ne joue pas les étonnés. «Les Croates ont eu une excellente occasion mais c'est pour cela qu'Iker est là et il a très bien géré la situation.» En bon capitaine, Casillas passe vite sur l’épisode. Il reconnait juste que son équipe «aurait pu être éliminée sur une action».

«Les meilleures mains du monde»

Devenue une icône nationale depuis le titre mondial de 2010 (et ce baiser dérobé à Sara Carbonero), Iker Casillas est encore traité de sauveur par la presse de son pays. Pour El Pais, l’Espagne «est être les meilleures mains du monde». Le quotidien généraliste écrit même que «Casillas s’est transformé de nouveau en Houdini».

Mais les tours de magie de San Iker ne font pas oublier la prestation de la Roja. «La première place en souffrant», résume le quotidien sportif Marca. Fébrile et improductive malgré une possession de balle qui vire presque à l’indigestion, l’Espagne a montré certaines limites lundi à Gdansk. Elle attend maintenant de connaître son adversaire en quart de finale. Angleterre, Ukraine ou France? Casillas a déjà sa petite idée. «La France est une sélection très forte. Mais il faut affronter les meilleurs si on veut aller loin.» Parole de saint.