Forages pétroliers: Shell stupéfait par la suspension annoncée de ses forages en Guyane

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La filiale française de Shell s'est dite très surprise mercredi de la décision du gouvernement de suspendre la campagne d'exploration pétrolière qui devait démarrer ce mois-ci au large de la Guyane.
La filiale française de Shell s'est dite très surprise mercredi de la décision du gouvernement de suspendre la campagne d'exploration pétrolière qui devait démarrer ce mois-ci au large de la Guyane. — Karen Bleier afp.com

La filiale française de Shell s'est dite très surprise mercredi de la décision du gouvernement de suspendre la campagne d'exploration pétrolière qui devait démarrer ce mois-ci au large de la Guyane. «C'est vraiment très surprenant si l'on considère le soutien qu'il y a eu à ce projet au niveau régional en Guyane, et compte tenu de l'opportunité majeure que cela représente pour la France et pour la Guyane française en particulier», a déclaré à l'AFP un porte-parole de Shell France.

«Je remets à plat le permis de la société Shell en Guyane»

Confirmant une information du Monde, la ministre de l'Ecologie, Nicole Bricq, a annoncé mercredi sa décision de suspendre jusqu'à nouvel ordre «tous les permis» de forages exploratoires d'hydrocarbures, y compris celui que Shell avait demandé au large de la Guyane française. «Je remets donc à plat le permis de la société Shell en Guyane», a déclaré la ministre, qui devait recevoir ce mercredi Patrick Roméo, président de Shell France. «Avec M. Montebourg, nous avons relancé ensemble le travail de la refonte du code minier mais, en attendant, il y a peut-être quelques mesures à prendre», a-t-elle expliqué. «On est très attachés à la protection de la faune marine et de l'environnement et nous n'avons aucune garantie quant à ça», a ajouté Nicole Bricq.

Shell attendait initialement pour jeudi d'ultimes feux verts au lancement d'une campagne de forages au large de ce département d'outremer. Nicole Bricq avait annoncé vendredi sa volonté de refondre le code minier, qui régit l'exploration et l'extraction des hydrocarbures, dans le but de rapprocher le droit minier et le droit de l'environnement. «Nous ne voyons pas, nous, comment la révision du code minier peut interférer avec ce projet, pour nous tout était sur les rails, nous attendions juste les prescriptions techniques en complément de l'arrêté du 22 mai qui nous autorisait à faire les forages», a réagi le porte-parole de Shell France. «Ce n'est pas un projet qui date d'hier, cela fait des mois qu'il y a eu des engagements, des réunions et des consultations publiques, et tout ce qui a été fait va au-delà des exigences réglementaires», a-t-il encore plaidé.