L'Espagne n'échappe pas à la malédiction

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L'équipe de France de football s'est qualifiée pour les quarts de finale du Mondial-2006, où elle rencontrera le Brésil, comme au bon vieux temps, en battant (3-1) mardi à Hanovre l'Espagne, qui a perdu son pari de mettre à la retraite Zinédine Zidane, le Madrilène d'adoption.
L'équipe de France de football s'est qualifiée pour les quarts de finale du Mondial-2006, où elle rencontrera le Brésil, comme au bon vieux temps, en battant (3-1) mardi à Hanovre l'Espagne, qui a perdu son pari de mettre à la retraite Zinédine Zidane, le Madrilène d'adoption. — David Hecker AFP/DDP

Après le match, 20 Minutes France et Espagne échangent leurs regards sur le match d'hier soir. Jorge Otero de 20minutos.es  livre ici son analyse :

Les clés :

- une défaire encore injuste
- Zidane nous a achevés avec un troisième but
- L’Espagne n’a pas su maintenir l’avantage initial

L’aventure de l’Espagne au Mondial s’est terminée comme toujours : trop tôt et de façon imméritée. L’Espagne a perdu un à trois face à une France vieillissante qui a su mettre à profit son expérience.

Comme toujours, l’Espagne repart avec ses larmes après avoir mouillé le maillot et obtenu un résultat injuste. La chance n’a pas été du côté espagnol, comme à chaque fois presque, mais ce n’est pas une excuse.

L’Espagne n’a pas gagné bien qu’elle soit meilleure que la France. Et ce, parce que le jeu espagnol, basé sur la touche de balle, a clairement manqué de vitesse et de précision tout au long de la partie, ce qui a facilité le travail destructeur des joueurs français qui se sont reposés sur la vitesse de Ribéry et de Henry, très épuisé durant la soirée.

La vérité, c’est que la France n’a pas fait grand-chose de plus que de contrôler Torres.

Lutte acharnée

Bien que nous nous menions au tableau d’affichage, nous n'avons pas su maintenir l'avantage initial obtenu par Villa après avoir transformé un penalty. Ribéry a égalisé peu de minutes avant la mi-temps. Dans la reprise, l'Espagne a continué à mené le match, mais elle n'a jamais trouvé la faille pour abattre le mur français. La lutte au centre du terrain a été acharnée.

Sans opportunités claires pour aucune des deux équipes, bien que l’Espagne ait dominé, le match semblait se diriger vers les prolongations.

Cependant, à sept minutes de la fin du match, Vieira a marqué un but de la tête sur coup de pied arrêté. À partir de cet instant, l'Espagne a abandonné et a perdu le nord. Elle désespérait et c’est dans le temps additionnel qu’est arrivé le but de Zidane qui nous a achevés.

Ironie du sort : nous nous sommes faits jeter du Mondial par celui que nous allions mettre à la retraite. C'était le chant du cygne mais il a renversé l'Espagne, comme toujours.

Jorge Otero

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