Roland-Garros: Pour Mahut et Devilder, comment éviter le ridicule?

TENNIS Les deux Français vont se mesurer à Roger Federer et Novak Djokovic au 3e tour...

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Le Français Nicolas Devilder en discussion avec son entraîneur, le 31 mai 2012, à Roland-Garros.
Le Français Nicolas Devilder en discussion avec son entraîneur, le 31 mai 2012, à Roland-Garros. — A.GELEBART / 20Minutes

Cette année, la Saint-Nicolas tombe un premier juin. Vendredi, Porte d’Auteuil, Nicolas Mahut et Nicolas Devilder ne devraient tout de même pas en profiter beaucoup. Roger Federer pour l’un, Novak Djokovic pour l’autre, difficile d’imaginer une surprise.

Ne pas être tétanisé par le contexte - «Je suis tranquille. Le matin, je vais me lever tôt comme d’habitude, pour donner le biberon». Le stress n’étouffe pas encore Nicolas Devilder. Son statut de 286e mondial lui promet pourtant de se faire découper en rondelles par le Serbe, premier du classement. La veille du choc, ce match était encore à classer parmi ceux «dont on rêve». «Affronter un grand joueur sur un grand court, c’est se faire un beau cadeau», renchérit Nicolas Mahut. Cette envie de ne pas faire de la figuration imprègne les deux Français. «Si on est spectateur, ça ne sert à rien, il vaut mieux regarder les matchs devant la télé. Si on est minable, ce sera dur de profiter», s’amuse Nicolas Devilder, qui s’accorde «98% de gagner», dans un immense sourire. «Il faudra que l’évènement ne l’écrase pas trop. De toute façon, il n’y aura pas mort d’homme, alors autant en profiter», lâche Olivier Soulès, son entraîneur. 

Ne pas (trop) respecter l’adversaire – Le numéro 1  mondial d’un côté, le plus beau palmarès de tous les temps de l’autre: les CV de Djokovic et Federer inspirent le respect. «Quand je dis que Federer fait partie de l’Histoire, c'est une réalité, pas un compliment. Moi, je serai en face», assure Nicolas Mahut. «Dès qu’il sera sur le coach, vous verrez un guerrier», promet Boris Vallejo. Point de vue partager dans l’autre tribu tricolore. «Vous voulez que je vous dise qu’il va battre Djokovic? J’en suis pas sûr… Mais moi, je veux voir un match de tennis, réclame Olivier Soulès. L’erreur, c’est d’arriver en se disant qu’on va se faire déchirer. Un non-match, ça me ferait un peu chier». 

Ne rien changer à son jeu – Si personne n’a jamais trouvé de solution miracle pour vaincre Federer ou Djokovic, c’est tout simplement qu’il n’y en a pas. «On va rester exactement dans ce qu’on met en place d’habitude. Il y a un joueur qui est bien plus fort que la plupart des autres, mais c’est tout», assure Boris Vallejo le coach de Mahut. Dans le camp Devilder, le mot d’ordre est le même. «On va avoir des discussions sur deux ou trois points tactiques. Que Nico fasse d’abord ce qu’il sait faire, avec deux ou trois variantes», réclame Olivier Soulès. Message reçu chez son élève: «je ne vais pas me mettre à faire service volée du jour au lendemain».

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