Coupe de France: Les amateurs, premiers supporters de Quevilly
FOOTBALL•Les clubs battus par l'équipe de régis Brouard soutiendront le club de Nationale en finale contre Lyon samedi...(Romain Scotto, avec A.M)
Il n’est pas nécessaire de se hisser en finale de Coupe de France pour tirer une certaine fierté de son parcours dans l’épreuve. A Rennes TA, Clermont RC ou Feignies, trois équipes battues par Quevilly cette année, le fait de gloire de l’année est d’être tombé contre le finaliste, qui tentera d’arracher le trophée à Lyon samedi. Quelque part, c’est une petite partie d’eux-mêmes qui sera en finale au Stade de France. «Modestement, oui… On ne va pas leur enlever leur succès. On les avait mis en difficulté et c’est une petite fierté, clame Jacques Lenormand, l’entraîneur du Clermont RC éliminé au 7e tour après prolongations. C’est un finaliste plein de fraîcheur, qui représente le monde amateur. On les a suivis tout au long de leur parcours et on sera derrière eux.»
Avant de sortir Marseille ou Rennes, c’est paradoxalement contre des équipes de niveau amateur que la troupe de Brouard s’est donnée le plus de mal. Les trois premières qualifications ont été acquises après prolongations (dont deux aux tirs aux buts). Pour les battus des tours précédents, rien ne laissait penser que Quevilly irait si loin. «Je n’étais pas capable d’imaginer qu’ils hausseraient leur niveau de jeu à ce point là, avoue Patrick Selle, l’entraîneur de Feignies. Chez nous, ça a été très compliqué pour eux. On nous les présentait comme le petit Barça mais on devait gagner. Ce jour-là, c’est la chance qui les a sauvés, même s’ils ont su la provoquer.»
«Un groupe de potes»
Franck Poitte, le coach et président de Clermont RC garde avant tout de son match l’égalisation de son joueur sur une reprise de volée de 25m. Un certain Bastien Benoît, formé à Clairefontaine avec Ben Arfa ou Diaby, repéré depuis par Chamblis, en CFA. Au delà de l’anecdote, il se souvient «d’un groupe de potes exemplaire, soudé. Quand on leur a payé un coup à la fin, c’est ce que j’ai remarqué. Ils n’y a pas de grosses têtes.» Chez les amateurs, personne n’ose pourtant se mettre à la place de la surprise du chef. Lenormand: «Non, il faut être réaliste. On aurait pu passer un tour supplémentaire au mieux. Mais pas plus. On ne bat pas deux L1 comme ça. Reproduire l’exploit deux fois, c’est fort.» Encore plus s’il y a une troisième fois, samedi soir.


















