Gabriel Heinze : « J'ai une dette envers la sélection »

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Gabriel Heinze

Défenseur de l'Argentine.

L'Argentine affronte aujourd'hui la Serbie-Monténégro après avoir battu de justesse la Côte d'Ivoire. Avez-vous eu peur

lors de ce premier match ?

Moi, je n'ai peur que dans l'avion ! L'Argentine a mérité sa victoire, même si on a souffert en fin de match. Sur l'ensemble de la rencontre, nous avons livré une partie plus que correcte.

Le potentiel offensif

de l'Argentine fait rêver

de nombreux sélectionneurs. Cela met-il la pression

sur la défense ?

On attaque et on défend à onze. Certes, on possède des joueurs talentueux devant, mais tout le monde participe aux tâches défensives.

Vous n'aviez pas disputé de match officiel depuis l'automne dernier (rupture des ligaments du genou). Comment s'est

passée votre convalescence ?

Cela a été très difficile, j'en ai pleuré. Heureusement, beaucoup de personnes m'ont soutenu, notamment le staff technique argentin. C'est pour cela que je suis tombé dans les bras du sélectionneur José Pekerman à la fin du match contre les Ivoiriens. J'ai une dette envers la sélection...

Défendre sur Didier Drogba, cela avait un goût d'OM-PSG...

Drogba est un grand joueur et j'ai fait ce que j'ai pu. Comme je l'ai souvent dit, Paris a été comme une deuxième famille pour moi, les supporteurs m'ont témoigné beaucoup d'affection. Je souhaite au club tout le succès qu'il mérite.

Quelle est votre opinion

sur l'équipe de France ?

Je pense que l'équipe de France possède de grands joueurs et donc un potentiel impressionnant. Mais je ne peux donner mon avis que sur l'équipe de mon pays, il n'y a qu'elle qui m'intéresse dans ce Mondial.

Sébastien Bordas (à Hambourg)