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Groupe H : une promenade de santé espagnole

Groupe H : une promenade de santé espagnole

L'Espagne marque les esprits. Dans la chaleur du Zentralstadion – il faisait 30 ºC hier après-midi à Leipzig –, les hommes de Luis Aragones ont étouffé l'Ukraine (4-0). Une déroute pour les coéquipiers d'Andreï Schevchenko (finalement titulaire malgr...
©2006 20 minutes

©2006 20 minutes

L'Espagne marque les esprits. Dans la chaleur du Zentralstadion – il faisait 30 ºC hier après-midi à Leipzig –, les hommes de Luis Aragones ont étouffé l'Ukraine (4-0). Une déroute pour les coéquipiers d'Andreï Schevchenko (finalement titulaire malgré sa blessure à un genou), qui disputaient leur première rencontre de Coupe du monde. La fin d'une malédiction pour la « Seleccion » qui, en onze Coupes du monde disputées, avait perdu à cinq reprises lors de son entrée en lice.

« On a su être patient et accélérer quand il le fallait », se félicitait Aragones à l'issue de la rencontre. Sans Raul, relégué sur le banc au profit du trident offensif David Villa-Fernando Torres-Luis Garcia, la formation espagnole a en effet pratiqué un football vif et chatoyant. Elle a maîtrisé son sujet (54 % de possession de balle sur l'ensemble du match) et converti en but quatre de ses dix frappes cadrées. D'abord après un corner de Xavi, repris victorieusement de la tête par Xabi Alonso (1-0, 12e). Villa doublait la mise cinq minutes plus tard. Le coup franc de l'attaquant valencien, dévié par le mur ukrainien, trompait le gardien Oleksandr Shovkovskyi (2-0, 17e). Le deuxième meilleur réalisateur de la Liga, auteur de 25 buts cette saison, s'offrait un doublé dès la reprise sur penalty (3-0, 48e). Torres parachevait, à dix minutes du coup de sifflet final, une partie très accomplie. Au terme d'un splendide mouvement collectif initié par Carles Puyol, l'avant-centre de l'Atletico Madrid donnait encore plus d'ampleur au succès ibérique, du pied droit (4-0, 81e). Les joueurs ukrainiens devront maintenant batailler pour empocher les 2,2 millions d'euros promis en cas de qualification pour les 8es de finale. Les Espagnols, adversaires potentiels des Bleus lors du prochain tour, ont quant à eux impressionné. Raymond Domenech a du souci à se faire.

Gil Baudu (à Leipzig)