Ronaldinho : « Deuxième ou dernier, c'est pareil »

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Le Brésilien Ronaldinho, le Français Thierry Henry et l'Allemand Michael Ballack comptent parmi les vedettes les plus attendues au Mondial-2006 de football (9 juin - 9 juillet), mais la compétition devrait comme d'habitude réserver son lot de surprises et de révélations.
Le Brésilien Ronaldinho, le Français Thierry Henry et l'Allemand Michael Ballack comptent parmi les vedettes les plus attendues au Mondial-2006 de football (9 juin - 9 juillet), mais la compétition devrait comme d'habitude réserver son lot de surprises et de révélations. — Fabrice Coffrini AFP

Interview de Ronaldinho, 26 ans, milieu offensif brésilien.

La « Seleção » débute sa 18e Coupe du monde une nouvelle fois comme favori. Ce statut vous agace-t-il ?

Avec les joueurs que nous possédons, c'est normal. Nos supporteurs n'envisagent jamais la défaite. Comme eux, je ne pense qu'à une chose : la victoire finale, le 9 juillet à Berlin. Finir deuxième serait une grosse déception. Car au Brésil, deuxième ou dernier, c'est pareil.

Comment vivez-vous cette pression ?

Aujourd'hui, je la supporte sans problème. Comme tous les joueurs brésiliens, je suis habitué à vivre avec. Je joue au FC Barcelone [Espagne], où la pression est forte. Cela ne m'a pas empêché de réaliser de bons matchs.

Vous avez déjà remporté le Mondial il y a quatre ans. Votre rôle a-t-il évolué au sein de la sélection depuis 2002 ?

Il est clair que j'ai davantage de responsabilités. Je sens que l'on attend beaucoup de moi. Depuis la dernière Coupe du monde, j'ai mûri à mesure que j'ai étoffé mon palmarès [une Liga, une Ligue des champions et un Ballon d'Or cette saison]. Je suis bien plus fort qu'en 2002.

Quelles équipes pourraient empêcher le Brésil de conquérir un sixième titre mondial ?

On ne craint personne, mais on respecte tout le monde. Croire que l'on a déjà gagné la compétition serait une grave erreur. Les grandes nations du football que sont l'Argentine, l'Allemagne, la France, l'Italie ou l'Angleterre ont aussi les moyens de l'emporter.

Recueilli par Gil Baudu (à Königstein)