Felipe Contepomi: «J'essaye de toujours m'amuser sur un terrain»

RUGBY Brillant avec le Stade Français ces dernières semaines, l’Argentin expose à «20 Minutes» sa façon de voir le rugby...

Propos recueillis par A.P.

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Felipe Contempomi avec le Stade Français, le 3 mars 2012 à Brive.
Felipe Contempomi avec le Stade Français, le 3 mars 2012 à Brive. — D.Courrrege / AFP

Auteur de 26 points samedi dernier contre Agen, Felipe Contepomi est l’homme en forme du Stade Français. Avant de défier Toulouse samedi au Stade de France, l’ouvreur argentin s’est confié à 20 Minutes.

Quel souvenir gardez-vous du match aller contre Toulouse où vous avez réussi un drop à la dernière seconde alors qu’il fallait un essai pour gagner?
Maintenant, j’en rigole. Mon neveu m’a beaucoup chambré… Malgré la défaite, ce match nous a fait du bien. On sortait d’une défaite de 30 points à Agen et on a alors vu qu’on pouvait rivaliser avec une équipe comme Toulouse dans le jeu. D’ailleurs, on a enchaîné de très bonnes prestations derrière.

Comment expliquez-vous que le Stade Français soit capable du pire et du meilleur cette saison?
La clé pour réussir dans le Top 14 est d’avoir un groupe qui se connaît très bien. Il suffit de prendre les équipes championnes ces dernières années pour s’en rendre compte.  Ce n’est pas notre cas. On n’a pas encore cette mémoire collective, c’est peut-être pour cela qu’on a paniqué à certains moments. Mais on commence à trouver un niveau de performance je trouve. Et puis il faut voir qu’on essaye de mettre en place un rugby dynamique et offensif et cela demande du temps.

On vous sent plus libéré qu’à Toulon. Est-ce grâce à ce rugby ambitieux que prône votre manager Michael Cheika?
Chaque joueur s’adapte plus ou moins bien selon le système. Tout le monde sait qu’à Toulon Philippe Saint-André voulait un rugby basé sur la conquête, la défense et l’exploitation des ballons de récupération. Moi je préfère un jeu avec moins de calculs et toujours essayer d’être dans l’action et prendre des initiatives.

Vous vous définissez comme un joueur d’instinct plutôt qu’un ouvreur gestionnaire?
Si vous voulez me mettre une étiquette, je me vois juste comme quelqu’un qui cherche à prend du plaisir. J’essaye de toujours m’amuser sur un terrain, que ce soit une demi-finale de Coupe du monde ou un match de championnat. A 34 ans, je suis plus à la fin qu’au début de ma carrière, j’ai donc envie de profiter au maximum de ces dernières années.

Après votre carrière, pensez-vous rester dans le monde du rugby ou reprendre votre activité de chirurgien orthopédique?
Aujourd’hui, je pense retourner en Argentine pour exercer dans une clinique ou un hôpital. A Paris, j’ai arrêté d’opérer mais j’essaye de me tenir au courant en lisant des publications. Après, je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait. Quand je suis arrivé en Europe, c’était dans l’idée de jouer un ou deux comme professionnel. Et vous voyez bien que je suis toujours là douze ans plus tard.