Mondiaux de patinage: Brian Joubert en embuscade pour décrocher une médaille

PATINAGE Le Français a terminé 4e du programme court à Nice...

© 2012 AFP

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En déclin depuis 2 ans, Brian Joubert a connu un sursaut avec un solide programme court qui l'a placé 4es des Mondiaux-2012 et lui a rouvert l'appétit pour l'avenir, alors que Florent Amodio n'a pu faire mieux que 6e après être tombé, vendredi à Nice.
En déclin depuis 2 ans, Brian Joubert a connu un sursaut avec un solide programme court qui l'a placé 4es des Mondiaux-2012 et lui a rouvert l'appétit pour l'avenir, alors que Florent Amodio n'a pu faire mieux que 6e après être tombé, vendredi à Nice. — Valery Hache afp.com

En déclin depuis 2 ans, Brian Joubert a connu un sursaut avec un solide programme court qui l'a placé 4e des Mondiaux-2012 et lui a rouvert l'appétit pour l'avenir, alors que Florent Amodio n'a pu faire mieux que 6e après être tombé, vendredi à Nice. Joubert ne se souvenait plus avoir connu pareille émotion, même s'il est conscient qu'il ne gagnera pas ces Mondiaux à la maison. Il faut dire que ces deux dernières années, il a enchaîné les mauvaises performances, avec systématiquement un programme court catastrophique.

Vendredi, devant un public qui a éclaté en applaudissements, le champion du monde 2007 a passé un superbe quadruple saut, combiné avec un triple saut, avant d'enchaîner sur un triple axel et un triple lutz. Résultat: 83,47 points et la 4e place provisoire derrière le champion du monde en titre, le Canadien Patrick Chan (89,41), le Tchèque Michal Brezina (87,67) et le champion du monde 2010, le Japonais Daisuke Takahashi (85,72). Florent Amodio a pris lui la 6e place.

Une renaissance

«Je suis content. Ca fait deux saisons que j'ai perdu certaines sensations, notamment m'éclater sur un programme court, être relâché et pouvoir communiquer avec le public. Et que ça arrive en France aujourd'hui et pendant un championnat du monde, c'est très important», s'est enthousiasmé Joubert, qui a sauté de joie sur la glace à la fin de son programme, poing levé et sourire radieux.

Joubert, 27 ans, n'avait pas réussi une telle performance depuis les Mondiaux-2010 à Turin, où il avait connu le rebond (3e) après le fiasco des jeux Olympiques un mois auparavant (16e).Ensuite, il a oeuvré à se reconstruire aux côtés de son entraîneur, Véronique Guyon. Mais les résultats n'ont pas été là et le duo s'en est expliqué après l'Euro-2012 fin janvier (8e).

«J’avais perdu cet esprit de combattant»

«Il y a eu tellement de mauvaises habitudes prises à l'entraînement. J'avais perdu cet esprit de combattant. Je m'entraînais comme quelqu'un qui préparait des championnats de France. Véronique est une très bonne technicienne, on s'entend bien mais j'ai besoin de me booster plus», a-t-il indiqué.

Joubert, qui regarde vers les Jeux de Sotchi en 2014, point final de sa carrière, a assuré que quoi qu'il arrive samedi avec le «libre», sa compétition est déjà réussie. «Ca me libère complètement. Et j'ai faim, vraiment très faim pour la saison prochaine», a-t-il conclu.