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Blaise Matuidi: «Je n'ai pas signé au PSG pour partir au bout d'un an»

Blaise Matuidi: «Je n'ai pas signé au PSG pour partir au bout d'un an»

FOOTBALLPas toujours titulaire, le milieu de terrain ne regrette pas d'avoir signé au PSG, comme il l'explique à «20 Minutes»...
Propos recueillis par Alexandre Pedro

Propos recueillis par Alexandre Pedro

Après avoir pallié la suspension de Thiago Motta contre Dijon, Blaise Matuidi devrait profiter de celle de Mohamed Sissoko à Caen samedi pour débuter à nouveau un match. S’il a perdu la place de titulaire indiscutable qui était la sienne en début de saison, l’ancien milieu stéphanois estime avoir un rôle essentiel à jouer dans la fin de saison du PSG et rêve toujours de l’Euro avec les Bleus.

Avec le recul, avez-vous l’impression d’avoir pris un risque en signant au PSG dans la perspective de l’Euro avec l’équipe de France?
Je ne considère pas avoir pris un risque. Venir au PSG était dans la suite logique de ma carrière après Saint-Etienne. C’était l’idéal dans la perspective de l’Euro et je ne regrette pas mon choix. Après, ma blessure à l’automne ne m’a pas aidé non plus. Pour y avoir goûté, j’ai envie de retrouver les Bleus, mais je sais que ça passe d’abord par de bonnes performances avec Paris.

Comment vous situez-vous dans la hiérarchie en milieu de terrain depuis l’arrivée de Thiago Motta?
Je n’ai pas envie de me situer, la concurrence ne me fait pas peur. Je me bats pour être performant et aider l’équipe. Il ne faut pas compter sur 11 mais 24 joueurs, on l’a bien vu lors des derniers matchs avec l’apport des remplaçants. Je n’ai pas signé au PSG pour partir au bout d’un an. La concurrence ne doit pas me faire peur. S’il y en a ici, il y en aura aussi ailleurs.

Sentez-vous que Carlo Ancelotti compte sur vous?
J’ai eu une discussion très positive avec lui. Le fait de sentir sa confiance m’a fait beaucoup de bien. Aujourd’hui, je me considère comme un joueur important de l’effectif. C’est désormais à moi de rendre cette confiance au coach.

Votre entraîneur est passé de trois à deux milieux de terrain. Vous sentez-vous plus à l’aise dans ce schéma où vous occupez une position plus axiale?
Les deux systèmes me vont bien, même si je suis d’abord un milieu récupérateur. J’essaie de m’adapter à ce que me demande l’entraîneur et pour l’instant ça se passe pas mal.

«On sait qu’on a notre destin entre nos mains»

Vous n’avez pas envie d’être plus qu’un milieu récupérateur?
Je sais que la récupération est ma principale qualité mais il faut que je progresse au niveau offensif. J’ai encore des défauts à ce niveau-là. Cette évolution passe d’abord par beaucoup de travail au quotidien lors des entraînements.

Trouvez-vous qu’on est très sévères avec le PSG malgré de très bons résultats?
Oui. Mais c’est normal. A la base, il y a toujours une énorme attente avec le PSG et elle est décuplée par tous les moyens financiers investis cette saison. Mais cette attente est positive, puisqu’on répond présent.

Est-ce que vous commencez à redouter Montpellier pour le titre?
Ce qu’on redoute, c’est avant tout nous-mêmes. On sait qu’on a notre destin entre nos mains et la qualité et l’effectif pour être champions. Montpellier n’est pas là par hasard, comme on a pu le voir lors du match au Parc des Princes, et ne lâchera rien. Mais on ne doit pas les regarder. On est premiers pour l’instant et si on continue de la sorte, on finira premiers.

Cela vous paraît impossible que le PSG ne soit pas champion?
Impossible, non. On est bien placés, mais Montpellier s’accroche et Lille peut toujours revenir.

La Ligue des champions paraît déjà assurée pour vous?
Si on ne finit pas dans les trois premiers, ce sera un très gros échec. J’ai souvent entendu l’hymne de la Ligue des champions à la télé et j’aimerais bien l’entendre sur le terrain.