Ligue des champions: Malgré sa défaite, l'OM se qualifie pour les quarts
FOOTBALL•Grâce à son sauveur Brandao...Romain Canuti, à Milan
Il a surgi alors que plus personne ne l’attendait. Alors que l’OM voyait se profiler une prolongation mortelle, sans souffle dans un San Siro surchauffé, Brandao a égalisé. Un contre meurtrier d’avant-centre qui répond à un but marqué sur cafouillage de Milito. Un but à l’extérieur qui compte double, Marseille étant qualifié malgré sa défaite (2-1). Les chances marseillaises auraient pu s’envoler dès le premier quart d’heure. Les Italiens étaient prêts à s’enflammer mais Mandanda a sorti deux arrêts réflexes de grande classe.
L’OM joue avec l’arbitre
D’abord sur une incursion de Zanetti dans la surface, puis sur une poitrine de Milito à bout portant. En réussite, les olympiens prennent confiance en eux et appliquent à la lettre le plan de leur entraîneur. Ils jouent haut, redoublent les passes, quitte à attendre au point de corner comme s’ils restaient une poignée de minutes à jouer. Surtout, devinant que l’Inter allait être des plus agressifs dans ce match, ils donnent du travail à l’arbitre, n’hésitant pas à amplifier les contacts pour forcer sa décision. Une tactique qui marche: à la mi-temps, les phocéens essuient une bronca monumentale alors que Dejan Stankovic et ses coéquipiers ne supportent plus de voir le jeu autant coupé.
En seconde période, l’OM laisse cependant entrevoir une faille. Ils ne sont pas réellement décidés à marquer. Ranieri sort Sneijder et Forlan mais envoient ses troupes à l’attaque. A un quart d’heure de la fin, Milito trouve la faille à bout portant. Les phocéens tirent la langue et n’imagine pas alors l’impensable: Brandao, qui avait remplacé Rémy, file dans le dos de la défense nerazzurri, et, fort d’un contrôle du dos, trompe son compatriote Julio César d’une frappe croisée. Dans la foulée, l’Inter obtient un penalty, fait expulser Mandanda mais c’est trop tard. L’OM poursuit son chemin sur la piste aux étoiles


















