Angleterre: Abou Diaby va «très bien»

FOOTBALL Le Gunner essaye de rassurer sur son état de santé...

B.V.

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Abou Diaby, le milieu d'Arsenal, ici à gauche en 2010 face à Barcelone
Abou Diaby, le milieu d'Arsenal, ici à gauche en 2010 face à Barcelone — E.KEOGH/REUTERS

Tout le monde le sait, et Laurent Blanc le premier, Abou Diaby est un joueur génial. Formidable «box to box player», utile physiquement et doué techniquement, le Gunner serait titulaire en équipe de France et dans à peu près n’importe quelle club d’Europe s’il était un peu plus solide physiquement. Très souvent blessé, le milieu de terrain n’a réussi à faire que deux saisons complètes dans sa carrière, en 2009 et 2010, ne prenant part cette saison qu’à trois rencontres avec Arsenal. Ce qui ne l’inquiète pas plus que ça. «Je vais très bien. J’ai eu ce petit souci à Liverpool, mais sinon tout va bien. Je n’ai qu’une blessure de grade 1 à l’ischio-jambier droit, c'est-à-dire que le muscle n’est pas touché» rassure-t-il dans les colonnes de l’Equipe, avec un certain talent pour le diagnostic («je pourrais être médecin», rigole-t-il) alors qu’il a rechuté après quelques minutes sur la pelouse pour son grand retour ce week-end face aux Reds.

«Mon corps change»

Avouant se sentir «très bien physiquement», l’homme aux quinze sélections avec les Bleus (dont trois lors de la dernière Coupe du monde) l’est aussi dans la tête, grâce notamment à une préparation spécifique effectuée avec Renaud Longuièvre à Miami: «Je suis tombé dans une sorte de cercle vicieux, explique-t-il. Je me blessais tout le temps. J’ai senti qu’il fallait reprendre tout depuis le début et partir.» Et? «Je vais m’en sortir. Je sais que je ne suis pas fragile. Mon corps change et il faut trouver un nouvel équilibre. J’ai besoin d’allier la force et l’élasticité pour ne plus me blesser.»

Sauf que le temps presse. Dans deux mois, Laurent Blanc, qui a déjà assuré beaucoup compter sur Diaby, donnera sa liste pour l’Euro. «J’espère rejouer très vite pour lui démontrer qu’il n’a pas tort» assure le natif d’Aubervilliers. «Je ne triche pas, j’ai un mode de vie sain et la volonté». Assurant être optimiste «à 100%», Diaby n’a désormais plus le choix: il doit rejouer, et vite. Et pour longtemps, surtout.