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Guillaume Hoarau, le héros que le PSG n'attendait pas

Guillaume Hoarau, le héros que le PSG n'attendait pas

FOOTBALLAuteur d'un doublé contre Lyon, l'attaquant serait-il le nouvel homme providentiel du PSG?...
A.P.

A.P.

Guillaume Hoarau ne sera peut-être jamais le buteur «de dimension internationale» chère à Leonardo et aux investisseurs qataris d’un PSG deuxième du classement de Ligue 1 après son match nul ramené de Lyon (4-4) lors de la 25e journée. Tout cet hiver, le Réunionnais n’a pas passé une journée sans lire dans son journal du matin les noms d’un Tevez, Pato ou Damiao s’invitant à le pousser vers la porte de sortie alors qu’il revenait tout juste d’une absence de trois mois après une blessure à l’épaule.

Mais Guillaume Hoarau est toujours là, avec ses qualités, ses défauts et son CV de meilleur buteur de Ligue 2 en 2008. Alors même quelques minutes après un doublé lors d’un ébouriffant 4-4 promis à l’Oscar du match de la saison, l’attaquant garde ses deux crampons bien ancrés sur terre. «Pas mal de gens viennent me voir pour me dire que ma situation n’est pas facile. Oui, ce n’est pas facile d’être remplaçant mais mon état d’esprit est positif», avance celui qui tire sa philosophe de vie des disques de Bob Marley.

Ancelotti n’a toujours pas tranché entre Gameiro et lui

C’est peut-être lié à sa culture reggae; le joueur n’est pas du genre à glisser un tacle à ses détracteurs quand il en a l’occasion. Déjà auteur du but de l’égalisation dimanche dernier contre Montpellier, Hoarau cherche juste à graver dans un coin de sa mémoire le souvenir de cette vague de Parisiens venant à lui après sa tête salvatrice de la 94e minute. «Quand j’ai vu tout le banc arriver vers moi, ce sont juste des sensations d’enfant qui sont remontées à la surface.»

Avec ses trois réalisations en deux matchs (sans oublier une passe décisive pour Ceara samedi), il bouscule la hiérarchie en attaque et plonge encore un peu plus Kevin Gameiro dans sa crise existentielle du buteur. Carlo Ancelotti avouait à la veille du déplacement à Gerland qu’il ignorait «qui de Gameiro ou Hoarau était numéro un ou deux». Un doublé plus tard du Réunionnais, l’entraîneur du PSG n’a toujours pas tranché officiellement. Aucune promesse, juste quelques compliments de la part de l’Italien. «Guillaume a réalisé un très bon match. Il a marqué deux buts et a beaucoup travaillé pour le collectif.»

Derrière sa prudence, Carlo Ancelotti connaît trop bien son métier pour ignorer que la confiance est une qualité aussi précieuse que volage chez un avant-centre. Et pour l’instant, la confiance a choisi son camp dans le duel Hoarau-Gameiro.