Fed Cup: Non retenue, Rezaï provoque émoi et confusion

TENNIS En marge de la rencontre de Fed Cup en Slovaquie...

© 2012 AFP

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Aravane Rezaï, non retenue pour la rencontre de Fed Cup en Slovaquie ce week-end, a provoqué émoi et confusion vendredi en déclarant d'abord vouloir rentrer en France avant de se raviser et de rester à Bratislava pour encourager ses coéquipières, qui s'estiment néanmoins "trahies".
Aravane Rezaï, non retenue pour la rencontre de Fed Cup en Slovaquie ce week-end, a provoqué émoi et confusion vendredi en déclarant d'abord vouloir rentrer en France avant de se raviser et de rester à Bratislava pour encourager ses coéquipières, qui s'estiment néanmoins "trahies". — Gabriel Bouys afp.com

Aravane Rezaï, non retenue pour la rencontre de Fed Cup en Slovaquie ce week-end, a provoqué émoi et confusion vendredi en déclarant d'abord vouloir rentrer en France avant de se raviser et de rester à Bratislava pour encourager ses coéquipières, qui s'estiment néanmoins "trahies".

Dans un communiqué qu'elle a publié dans la soirée sur le site de L'Equipe, la joueuse déclare: "Pour montrer ma bonne foi aux autres joueuses du groupe et mon attachement à l'équipe de France, j'accepte de manquer l'Open (de Paris-Coubertin) pour rester sur place et encourager les filles."

Invitation retirée à Coubertin

Des propos aussitôt qualifiés d'"incohérents" par le capitaine Nicolas Escudé qui lui avait préféré Pauline Parmentier, Virginie Razzano, Alizé Cornet et Kristina Mladenovic pour ce premier tour du groupe mondial II à Bratislava.

Déçue par le choix du capitaine, Rezaï a dans un premier temps plié bagage pour rentrer au plus vite à Paris. Une décision peu appréciée par les autres joueuses et le capitaine mais aussi la direction du tournoi de Paris-Coubertin qui lui a retiré l'invitation accordée le matin même.

Elle change d'avis

"Comme elle n'est pas engagée ce week-end, elle va jouer les qualifications à Paris" samedi, a alors affirmé le directeur technique national du tennis français Patrice Hagelauer à l'AFP, confirmant que Rezaï rentrait à Paris, ce que la joueuse elle même laissait entendre en s'incrivant aux qualifications.

Mais dans la soirée, son nom avait disparu du programme de samedi à Coubertin. Car entre-temps elle a changé d'avis pour rester en Slovaquie. "Le capitaine a jugé que je devais partir et m'en a informée. Il m'a retiré ma wild-card à l'Open GDF-Suez, m'obligeant à quitter le groupe pour aller jouer les qualifications dès demain (samedi). Exclue du groupe, je serai donc avec le public, mais je ne peux accepter les mots du capitaine qui prétend que j'ai quitté le groupe", dit-elle dans son communiqué, lu au téléphone.

Les filles n'ont pas apprécié

Selon Patrice Hagelauer, qui est sur place à Bratislava, "Aravane a fait une erreur". "Elle s'en est rendue compte et a même voulu rester. Mais c'était trop tard, le mal était fait", a-t-il dit à l'AFP, joint dans l'après-midi avant que Rezaï ne décide de rester.

"Les filles et "Scud" (Escudé) n'ont pas du tout apprécié. Tout le monde a vécu ça comme une trahison et on lui ont fait savoir. Aravane s'est excusée auprès des filles mais elle a réalisé que c'était trop tard."

Cette polémique fait une nouvelle fois parler de Rezaï autrement que par ses exploits sportifs. Dotée d'une frappe de balle fantastique, elle était parvenue aux portes du Top 10 en 2010 après une victoire à Madrid.

Mais depuis, elle a surtout connu des déboires en dehors des courts, en particulier avec son père Arsalan, qui l'a menacée de mort et avec lequel elle a coupé les ponts depuis.

Hors de forme, elle n'a jamais digéré la violente dispute avec son père à l'Open d'Australie en janvier 2011 et pointe aujourd'hui au 123e rang mondial.