Tournoi des VI Nations: Les trois postes où Saint-André doit trancher avant France-Italie

RUGBY Picamoles ou Haridodoquy? Beauxis plutôt que Trinh-Duc? Fofana pour une première? Réponse mardi...

A.P.

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Philippe Saint-André lors de présentation comme sélectionneur du XV de France, le 9 décembre à Marcourssis.
Philippe Saint-André lors de présentation comme sélectionneur du XV de France, le 9 décembre à Marcourssis. — F.Fife / AFP

Philippe Saint-André n’a pas l’âme d’un révolutionnaire. Avec 17 vice-champions du monde dans son groupe de 23, le nouveau sélectionneur a misé sur la continuité pour aborder son premier Tournoi de VI Nations 2012. En sera-t-il de même au moment d’annoncer son XV de départ pour affronter l’Italie samedi au Stade France? Trois postes sont au cœur des discussions. Trois postes où Saint-André peut se démarquer des choix de Marc Lièvremont.

Picamoles ou Harinordoquy dans le grand 8?
Le premier a terminé la Coupe du monde comme remplaçant du second. Trois mois et un nouveau sélectionneur plus tard, Louis Picamoles peut-il rebattre les cartes? Ses prestations au Stade Toulousain plaident en sa faveur. Plus régulier mais toujours aussi tranchant, Picamoles rayonne à son poste fétiche de troisième-ligne centre quand Imanol Harinordoquy doit lui sauver Biarritz de la relégation. Entre la percussion de l’ancien montpelliérain et l’expérience du Basque, Philippe Saint-André doit trancher… ou décaler Harinordoquy au poste de flanker. Une alternative qui suppose de reléguer sur le banc des remplaçants l’indispensable Julien Bonnaire. Pas évident.

Beauxis l’artilleur contre Trinh-Duc l’animateur
La (belle) parenthèse Morgan Parra à l’ouverture refermée, François Trinh-Duc doit faire face à la concurrence de Lionel Beauxis. Depuis décembre, le Toulousain claque les drops les yeux fermés et anime le jeu de sa nouvelle équipe avec une inspiration qu’on ne lui connaissait pas. «En ce moment, tout lui réussit», admet Trinh-Duc au Figaro.  Tout ou presque puisque l’ouvreur haut-garonnais s’est cassé le cassé le nez samedi contre le Racing. «Cela n’a jamais empêché de courir ou d’attraper un ballon», diagnostique le docteur PSA, bien décidé à redonner sa chance au numéro dix surprise de Bernard Laporte lors de la Coupe du monde 2007.

Mermoz et la menace Fofana
Bonne nouvelle, cette année Maxime Mermoz a évité la case infirmerie avant le Tournoi. Mais le Perpignanais n’est pas assuré de débuter samedi au centre de l’attaque. Philippe Saint-André peut avoir la tentation de lancer dans le grand bain international Wesley Fofana (24 ans) en l’associant à son partenaire à Clermont, Aurélien Rougerie. «Je ne viens pas pour virer les anciens, loin de là», jure Fofana dont le début de saison plaide en sa faveur face à un Mermoz pas aidé par les mauvais résultats de l’USAP. Pour ce duel comme pour les autres, le verdict est attendu mardi à midi.