Affaire Martel: le ciel tombe sur la tête du Racing Club de Lens

JUSTICE La mise en examen du président lensois provoque la stupéfaction dans son club...

A Lille, François Launay

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Le président Gervais Martel, satisfait de la décision des instances nationales de contrôle.
Le président Gervais Martel, satisfait de la décision des instances nationales de contrôle. — P. HUGUEN / AFP
 

Cruelle ironie de l’histoire. Mardi, pendant que Gervais Martel se voyait signifier sa mise en examen, son équipe disputait une opposition amicale face à Wasquehal. Et ce n’est qu’à la sortie des vestiaires que les joueurs sang et or ont appris les déboires de leur patron. «Vous me l’apprenez. Je tombe un peu des nues. Les charges sont lourdes. Ca fait bizarre d’entendre ça car pour moi le président a toujours suivi les règles et a toujours été honnête avec nous», lâche Franck Queudrue, un défenseur lensois abasourdi par la nouvelle. Même son de cloche chez Ala-Eddine Yahia qui prend la défense de son président. «Il a toujours été derrière nous et aujourd’hui on est tous derrière lui. On ne connaît pas les tenants et les aboutissants de cette histoire. Moi tout ce que je veux c’est qu’il, sorte de cette histoire. Là on parle d’un homme et plus de président», affirme le défenseur central.

Un salarié du club: «Pas de fumée sans feu»

Si les joueurs soutiennent pour l’instant Gervais Martel, les autres salariés du club sont un peu plus circonspects. Dans les couloirs de la Gaillette, plus que la stupéfaction, c’est surtout l’inquiétude qui est de mise. «On se pose des questions par rapport à l’avenir. Est-ce que ça ne va pas mettre un coup à la tête du club? En tout cas, on n’avait pas besoin de ça», se lamente un salarié du club sans pour autant tomber de sa chaise. «C’est à la fois étonnant et pas étonnant. C’est quelqu’un qui dit bonjour tous les jours à tous ses salariés. Mais on sait aussi que c’est un mec qui brasse de l’argent. Depuis pas mal de temps, on entend des choses à gauche, à droite. Après, tu te dis qu’il n’y a pas de fumée sans feu», poursuit cet employé du RC Lens. Président emblématique du club lensois depuis plus de 23 ans, Gervais Martel a traversé beaucoup de tempêtes. Mais celle-ci est peut être celle de trop. «Si on apprend qu’il part en détention, ça va faire bizarre», entend-on au club. Pour le moment, ce n'est pas encore le cas, mais le malaise est là.