Euro: Les Bleus se rassurent face à la Russie

HANDBALL En prenant rapidement le large, les Français se sont offert une victoire facile face à la Russie (28-24), leur première dans cet Euro...

A Novi Sad, Bertrand Volpihac

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Le Russe Chernoivanov tente de contrer le Français Nikola Karabatic lors du match France-Russie comptant pour le 1er tour de l'Euro 2012 en Serbie, mercredi 18 janvier 2012
Le Russe Chernoivanov tente de contrer le Français Nikola Karabatic lors du match France-Russie comptant pour le 1er tour de l'Euro 2012 en Serbie, mercredi 18 janvier 2012 — REUTERS/Laszlo Balogh

Voilà ce qui arrive lorsqu’on vexe la meilleure équipe du monde. Pour son deuxième match de l’Euro, après son entrée ratée face à l’Espagne lundi, la France a tranquillement effacé la Russie (28-24), lançant de la meilleure des façons leur série de cinq matchs à victoire impérative pour accéder aux demi-finales. Comme ils l’avaient annoncé, les Experts «se sont secoués», prenant le large dès les premières minutes, pour ne jamais le lâcher.

«Une défense beaucoup plus actrice»

«C’était un vrai match, avec toute l’énergie, l’engagement et combativité qu’on réclamait, se satisfait le sélectionneur, Claude Onesta. L’équipe a montré tout de suite qu’elle avait la volonté de réagir et qu’elle en était capable. On est content d’avoir gagné le combat physique, ce qui nous a permis d’être conquérant en défense.»

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La défense, justement. Habituel point fort des Bleus, elle avait été mise à mal face à l’Espagne. «Je l’ai trouvée beaucoup plus actrice sur ce match, retient Didier Dinart, pilier de cet arrière-garde française. On a été beaucoup moins attentiste, on a mis pas mal de pression sur les Russes, ce qui fait que beaucoup de leurs actions n’ont pas été abouties. Après, c’est une réaction en chaîne: avec ce mur devant lui, Thierry Omeyer fait beaucoup d’arrêts.»

Omeyer monstrueux

Auteur de quinze arrêts, le gardien des Bleus a rayonné sur la rencontre et sans doute permis à la France de ne pas se faire de frayeur en toute fin de match. Car tout n’a pas été encore parfait dans le jeu des Bleus, parfois absents sur de courtes séquences. «Rien n’est acquis, concède Dinart, dont c’était l’anniversaire mercredi. Mais c’est une victoire rassurante. Quand l’équipe de France joue à ce  niveau de performance, c’est beaucoup plus facile. Maintenant, il faut tout gagner jusqu’à la fin, et ça commence vendredi contre la Hongrie. Mais le pire est déjà passé.» Parole de champion olympique, du monde et d’Europe.