Guillaume Gille: «C'est le Titi qu'on aime»

HANDBALL Juste après la victoire face à la Russie, les joueurs de l’équipe de France avouent satisfaction et soulagement et félicitent Thierry Omeyer, auteur d’un très gros match...

A Novi Sad, Bertrand Volpihac

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Le gardien de l'équipe de France de handball Thierry Omeyer lors du match France-Russie comptant pour le 1er tour de l'Euro 2012 en Serbie, mercredi 18 janvier 2012.
Le gardien de l'équipe de France de handball Thierry Omeyer lors du match France-Russie comptant pour le 1er tour de l'Euro 2012 en Serbie, mercredi 18 janvier 2012. — Laszlo Balogh / Reuters

De notre envoyé spécial à Novi Sad

Largement satisfaits dans l’ensemble, Claude Onesta et ses hommes retiennent avant tout l’engagement qu’ils ont su mettre dans ce match face à la Russie (28-24). Avec en première ligne le gardien Thierry Omeyer, auteur d’un match énorme seulement deux jours après sa «mauvaise» prestation face à l’Espagne.

Guillaume Gille, demi-centre de l’équipe de France: «Je suis surtout satisfait du fait qu’avec cette victoire, on rentre dans la compétition. On s’était mis dans une situation bien compliquée après cette défaite. On n’avait pas l’impression de voir l’équipe de France qu’on connait. On a remis les ingrédients qui faisaient notre force: plus d’intensité en défense, plus de combats, et des combats gagnés. On a su tout au long de la partie imprimer un rythme de manière à laisser les Russes derrière nous.

Ce qui compte aujourd’hui, au-delà de la forme, c’était de gagner absolument pour pouvoir espérer quelque chose dans cette compétition. Mais ça ne change rien, il va falloir engranger les points dès vendredi contre la Hongrie pour continuer à espérer. Titi (Thierry Omeyer) nous fait aussi du bien individuellement en deuxième mi-temps. C’est le Titi qu’on aime bien.»

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Didier Dinart, pivot de l’équipe de France: «On a été beaucoup moins attentistes et beaucoup plus acteurs sur ce match. On a mis pas mal de pression sur les Russes ce qui fait qu’ils ont des actions qui n’ont pas été abouties. Quand l’équipe de France joue à ce niveau de performance, c’est beaucoup plus facile. C’est une réaction en chaîne: avec ce mur devant lui, Thierry Omeyer fait beaucoup plus d’arrêts. C’est déjà bien d’avoir gagné, car si tu sors pas du groupe alors que t’es champion de tout, t’as pas l’air d’un con (rires)…

C’est un match plus complet, on s’est beaucoup plus responsabilisés. Il ne fallait pas rejeter la faute sur un copain mais s’occuper de sa propre performance. C’est une victoire qui est très rassurante, mais il n’y a rien d’acquis. Match par match, maintenant il faut tout gagner jusqu’à la fin. Le pire est déjà passé. (Sur son anniversaire) Il vaut mieux payer sa mousse quand on a gagné! Sinon, c’est un peu la soupe à la grimace.»

Claude Onesta, entraîneur de l’équipe de France: «Déjà hier, à l’entraînement, les mecs se rentraient dedans et mettaient les ingrédients. Ils ont besoin de rentrer dans cette espèce de combat, même entre eux. Tant que tu ne fais pas ça, tu  ne peux pas être dans le rythme de la compétition. (Par rapport à ses propos sur William Accambray) Je n’ai pas dit ça comme une punition. On s’est parlé depuis, je lui ai dit: "Prends le comme c’est, fais les efforts qu’il faut et tout d’un coup tu vas redevenir un joueur sur qui on comptera." Aujourd’hui, je décide de le mettre sur le terrain pour le lui montrer, il rate deux tirs et il a failli se faire piquer un ballon, ça sert à rien de le noyer définitivement en le laissant en jeu.»

Thierry Omeyer, gardien de l’équipe de France: «J’ai revu quelques images du match contre l’Espagne. J’avais un peu subi. Je ne voulais pas subir ce soir. Chaque match est différent, a son histoire. Voilà, je suis content du match de ce soir, mais il faut se remobiliser sur la Hongrie maintenant. Pour moi, l’entame de match a été primordiale pour se remettre en confiance.»