Euro de hand: Les Bleus peuvent compter sur leurs irréductibles supporters

HANDBALL Une vingtaine de supporters français a fait le déplacement en Serbie...

A Novi Sad, Bertrand Volpihac

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Des supporters français, le 10 janvier 2011
Des supporters français, le 10 janvier 2011 — F.LANCELOT/SIPA

De notre envoyé spécial à Novi Sad,

Si l’être humain possédait vingt doigts par main, on pourrait compter les supporters français en Serbie sur une seule. Des irréductibles, qui ont bravé le froid et traversé la moitié de l’Europe pour venir apporter leur soutien aux Experts avant les phases finales, où ils seront rejoints – si la France y arrive, évidemment – par un troupeau «d’arrivistes». Ils ont entre 22 et 75 ans, sont tous peinturlurés en bleu, blanc et rouge et crient terriblement fort dans le hall de l’Hôtel Centar de Novi Sad, quelques heures avant que la France affronte la Russie dans un match déjà décisif.

Environ 2.000€ par personne

«Dédé et Lolo» [pour André et Laurence], la cinquantaine rugissante, viennent du Doubs, de «Morteau, le pays de la saucisse» si l’on veut être précis. «C’est la première fois qu’on suit l’équipe de France, explique Dédé, le temps de recommander une tournée de Rakija. On adore le hand, ces deux semaines sont mon cadeau d’anniversaire.» Pour se l’offrir, ce cadeau, ils ont du tout organiser il y a déjà sept mois, poser quinze jours de RTT et dépenser environ 2.000 euros par personne.

Même topo pour Bruno. Déguisé en Titi (en référence à «Titi Omeyer»), mais sans son Grosminet, il enchaîne sa deuxième compétition de suite avec les Bleus, après s’être déplacé à Kristianstad l’an passé pour le mondial 2011. «Et j’y serai encore l’année prochaine en Espagne, explique ce résidant londonien. Ils me font rêver depuis 1991, c’est normal que je vienne leur donner un coup de main. Et puis ici, on est un petit groupe, on s’amuse comme des fous.»

Ils ont vu les joueurs à leur hôtel

Car quand ils ne sont pas dans la SPENS Arena de Novi Sad en train de pousser derrière les Bleus, nos supporters enchaînent les excursions, les visites de forteresses, de monastère et autres dégustations de vin. Sans oublier l’essentiel: «Ce matin (mercredi), on est allés voir les joueurs à l’hôtel, raconte André.  C’est l’anniversaire de Didier Dinart… Ils ont été sympas, on a fait quelques photos, mais on voyait qu’ils étaient concentrés sur leur match.»

Sa femme enchaîne: «J’ai demandé à Claude Onesta s’ils nous entendaient (leur groupe, fort d’un tambour, est à quelques mètres seulement du terrain) pendant la rencontre. Il m’a répondu que oui, mais que face à l’Espagne, c’était nous qui n’avions pas vu ses joueurs!». Malheureusement pour eux, les supporters n’auront pour l’instant pas la chance de partager un verre avec les stars du handball mondial. «Ils nous ont dit d’accord, mais en deuxième semaine», rigole André. Et malgré la défaite initiale, personne au sein de la joyeuse bande ne doute une seule seconde de la présence des Experts en deuxième phase.