Voile (Multicup) : un second souffle pour les multicoques

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Fini le championnat Orma, place à la Multi Cup. Cette nouvelle compétition, dont la première épreuve a lieu actuellement entre Londres et Nice, (lire encadré) espère relancer les courses de multicoques. Si le plateau n'est gère fourni – six bateaux de 60 pieds ont pris le départ lundi –, ce championnat a le mérite de réunir quelques pointures comme Michel Desjoyeaux, Franck Cammas et Pascal Bidégorry. « Le circuit est en phase de renaissance, parce que le championnat auquel nous sommes très attachés a souffert depuis deux ans à cause de l'érosion de ses participants et de la difficulté de trouver les moyens financiers », explique Gilles Cambournac, président de l'Orma (Ocean Racing Multihull Association).

Financièrement, le trophée des multicoques doit sa survie à Benjamin de Rothschild, homme d'affaires et passionné de voile, qui possède lui-même deux multicoques de course. Son premier challenge, certainement le plus compliqué, a été de trouver un sponsor titre, le café Ambassador, qui a déboursé 1,5 million d'euros pour cette première année. Le second a été de trouver un programme susceptible de passionner le public et les médias. Résultat : un calendrier avec quatre Grands Prix (Marseille, Fécamp, Italie, Portugal), le Trophée des Alpes-Maritimes et ce Londres-Nice inaugural, la capitale anglaise n'ayant pas été choisie par hasard. « Il faut que nous arrivions à convaincre nos amis anglo-saxons de venir sur la Multi Cup car il n'y a pas de grands événements voile sans Britanniques, Néo-Zélandais, Américains et Australiens », assure Gilles Cambournac.

Claude Dautel

Deux jours après le départ de Londres, Franck Cammas et son équipage (Groupama 2) mènent la flotte avec 11 milles d'avance sur le Banque Populaire de Pascal Bidégorry. Il reste encore 2 000 milles à parcourir jusqu'à Nice.