Nodjialem Myaro: «C'est une bonne chose que les Françaises tombent contre les Danoises en demi»
HANDBALL•L'ancienne internationale de handball évoque le parcours des Bleues au Mondial de hand 2011…Recueilli par Julie Lévy-Marchal
Nodjialem Myaro est une ancienne internationale de l’équipe de handball française, championne du monde en 2003. Très occupée, elle suit comme elle peut le Mondial qui se déroule à Sao Paulo mais livre ses impressions sur cette équipe de France et son parcours exceptionnel.
Suivez-vous le mondial?
Quand je peux. Je n’ai malheureusement vu aucun match en direct, à cause des horaires de diffusion. Mais je les regarde sur internet et je suis en constante connexion avec Valerie Nicolas [ancienne coéquipière de Myaro en équipe de France et actuelle coéquipière à Nice, qui est présente sur place], qui me donne ses impressions en direct live de là-bas. On se parle tous les jours.
Comment expliquez-vous le bon parcours des filles au Mondial?
Elles ont bien remonté la pente depuis le creux de vague de 2005-2007. Elles avaient besoin de travailler ensemble, dans la difficulté, de se construire une expérience. Ce qu’elles arrivent à faire aujourd’hui est le fruit de leur travail depuis quelques années. C’est une équipe qui a eu pas mal de départs, pas mal de blessures aussi. Elles ont enfin trouvé une stabilité et un jeu et elles montrent ce qu’elles sont capables de faire.
C’est grâce à Olivier Krumbholz, leur entraineur?
Pour beaucoup oui. C’est l’entraineur des filles depuis 1997, il connait ses filles, il les suit pendant le championnat, et il les regarde évoluer; il sait comment travailler avec elles. Les filles jouissent aujourd’hui du travail de fond qu’elles accomplissent avec Olivier Krumbholz depuis quelques temps.
Vous qui avez gagné le Mondial en 2003, dans quel état d’esprit pensez-vous que les Françaises sont actuellement?
Les filles sont dans leur dynamique positive et elles tentent d’engranger les bons points et elles montent en puissance.
Comment envisagez-vous la suite de ce Mondial pour les Françaises?
Elles rencontrent le Danemark et c’est très bien parce qu’elles vont affronter un jeu classique qui va mieux leur convenir. Même si le Danemark est une bonne équipe, c’est une bonne chose qu’elles tombent contre elles plutôt que contre les Angolaises qui ont un jeu plus atypique et plus déstabilisant. Les France-Danemark sont récurrents, elles connaissent les joueuses, elles connaissent leur jeu très répété.
Vous les voyez aller jusqu’au bout?
J’espère. Je ne leur souhaite que ça. Maintenant, on sait très bien qu’il y a un aspect psychologique important à jouer une demi et en tant qu’ancienne internationale, je sais que les choix vont être déterminants. Le choix techniques et tactiques de l’entraineur, le choix défensif, plein de choses qui feront déjouer les Danoises... Pour les émotions qu’une victoire en championnat du monde procure, je leur souhaite d’aller jusqu’au bout!


















