Polémique Zagreb-Lyon: L'UEFA ne veut pas d'enquête, mais l'Ajax en demande une
FOOTBALL•Les soupçons de corruption ont été balayés par l'Arjel et l'UEFA...Antoine Maes et Romain Scotto
«Humiliantes», pour Zdravko Mamic, le président du Dinamo Zagreb. «N’importe quoi», pour Bernard Lacombe, le conseiller du président Aulas à l’OL. C’est peu dire que les soupçons de corruption entourant la victoire lyonnaise en Croatie, mercredi (1-7), ont fait couler beaucoup d’encre. A la base de cette polémique, une déclaration de Franck De Boer, l’entraîneur de l’Ajax Amsterdam éliminée mercredi soir, réclamant l’ouverture d’une enquête de l’UEFA «s’il y a eu quelque chose d’inhabituel». Le club néerlandais en a remis une couche en début de soirée, en annonçant avoir demandé à l'UEFA d'enquêter. «Nous réclamons des éclaircissements. Cela ne donnera peut être rien, mais au moins on aura fait quelque chose», indique Martin Sturkenboom, le directeur général de l'Ajax, au journal De Telegraaf.
«Aucune anomalie particulière» pour l’Arjel
«A priori, nous n’avons pas acheté le match», s’est défendu le président lyonnais sur RTL. Mais plus que la corruption «à l’ancienne», avec sa mythologie de cadeaux en nature et de valises pleines de cash enterrées dans les jardins, ce sont les paris en ligne qui ont attiré l’attention. Une piste éteinte par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). Chargée de surveiller les mises en France, cette dernière a mené une enquête dès le début de la matinée, qui n’a mis en lumière «aucune anomalie particulière». Dans la foulée, c’est l’UEFA qui en a remis une couche, en précisant n’avoir pas remarqué de «paris irréguliers».
L’UEFA attend le rapport de ses arbitres
Il y a peu de chances de voir la polémique devenir une véritable affaire. Parce que 400 sociétés de paris en ligne à travers le monde et 29.000 matchs par saison sont scrutées par l’instance européenne, via son prestataire de service, Sportdata. Mais que ce chiffre ne couvre pas la totalité de l’offre de sites de paris en ligne dans le monde, et encore moins les plateformes illégales. Un vide regretté par l’Arjel, qui souhaite la création d’un «lieu d’échange et de traitement d’informations, au niveau européen ou international».
Le dernier rebondissement pourrait venir des arbitres eux-mêmes, et du rapport qu’ils doivent rendre sous 48h à leur hiérarchie, «pour voir s’ils ont remarqué quelque chose de suspect», indique l’UEFA. Si c’était le cas «une enquête disciplinaire» serait lancée, «mais à ce stade, rien ne justifierai d’agir ainsi».



















