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Tirage au sort de l'Euro 2012: L'équipe de France inspire encore une peur bleue

Tirage au sort de l'Euro 2012: L'équipe de France inspire encore une peur bleue

FOOTBALLPersonne ne veut tomber dans le groupe des Bleus, présents dans le chapeau 4...
Romain Scotto

Romain Scotto

A six mois de l’Euro, si Laurent Blanc cherche encore un moyen de gonfler le moral de ses troupes, il peut toujours sonder ses voisins étrangers. A Kiev, où se déroule le tirage au sort de l’épreuve vendredi, l’équipe de France fait office d’épouvantail européen. «C’est clairement l’équipe à éviter puisqu’a priori, c’est la plus forte du chapeau 4», note Peter Zeidler, l’entraîneur allemand de Tours, passé par Hoffenheim. A côté du Danemark, l’Irlande et la République tchèque, qui figurent dans ce dernier chapeau, l’équipe de Blanc inspire donc la crainte, malgré une campagne de qualification poussive.

Le tirage au sort est à suivre vendredi en live à partir de 18h sur 20minutes.fr

Pas encore réconciliée avec son public depuis l’épisode sud-africain, les Bleus jouissent d’une tout autre image en dehors de leurs frontières. «L’équipe de France a gardé son aura de la victoire de 98 et 2000 en Angleterre, analyse Christophe Lollichon, l’entraîneur des gardiens de Chelsea. Les Anglais ont une vision assez primaire de l’équipe de France puisqu’ils la voient comme une équipe pleine de talent.» Vues à travers le prisme de la Premier League, les performances individuelles de Nasri, Clichy ou Cabaye ont tendance à éclipser l’absence de jeu collectif de cette équipe et ses tâtonnements offensifs.

«Le joueur français est considéré comme très technique»

Du côté du Portugal, la question du niveau des Bleus ne se pose pas non plus. «Je peux vous assurer que personne ne veut tomber sur la France, qui ne nous a jamais réussi en compétition», glisse Rui Pataca, qui a évolué dans les deux championnats. Pour l’ancien Montpelliérain, la France serait un candidat crédible à la victoire finale. «Ils ont des réglages à effectuer, mais ça reste une équipe très dure à déplacer, elle reste bien en place. Pour une équipe comme le Portugal qui compte sur ses individualités, c’est compliqué.»

«Je sais que Joachim Löw (le sélectionneur allemand) veut prendre la France, mais le plus loin possible», enchaîne Peter Zeidler. Vu d’Allemagne, où les Bleus joueront en amical le 29 février, l’équipe de France reste avant tout celle de «Kaiser Ribéry», le «Franzose» de la Bundesliga. «J’ai regardé le dernier match contre la Belgique avec Christian Nerlinger, le manager général du Bayern. Il n’était pas impressionné, mais bon, ce n’était pas un grand match. Vos joueurs sont considérés comme très techniques, très tactiques, même si le jeu n’est pas encore bien rôdé.» Les grands d’Europe prient déjà pour que l’éclosion n’ait pas lieu l’été prochain.