Alain Béral, président de la LNB: «Avec la fin du lock-out, on revient à l'ordinaire, mais il sera mieux qu'avant»
BASKET•Après le départ des joueurs NBA, la pro A risque de rentrer dans le rang...Propos recueillis par Antoine Maes
Un lock-out tout les ans? «Ah ce serait pas mal», rigole Alain Béral, le président de la Ligue nationale de basket (LNB). Alors que Tony Parker et consorts quittent le championnat de France pour retourner aux Etats-Unis, le patron de la LNB veut éviter le coup de bambou. Sous les projecteurs pendant deux mois, la Pro A va essayer de rester dans la lumière.
Avec le départ des Tony Parker, Ronny Turiaf ou Nicolas Batum, le rêve est-il passé pour la Pro A?
On a profité pendant un certain temps d’un éclairage très particulier sur le basket français. On l’avait peut être mérité: ce sont des gens qu’on a formés, ils nous le rendent, avec un talent exceptionnel. Des riches vedettes qui se comportent comme ça avec leur sport, je pense que ça donne une leçon à tout le monde. Mais le rêve n’est pas passé. La Pro A est là, comme chaque année. Elle a été mise en lumière comme jamais dans le passé. Vous savez, les réalités sont têtues, mais Il n’est pas si mal que ça finalement ce championnat. Même eux ont dit que c’était compliqué. Ils se sont fait battre aussi. Ça prouve que le niveau est bon. La seule chose qui manquait, c’était de la mise en avant. On a gagné quelques mois avec eux, maintenant la balle est dans notre camp.
Comment avez-vous anticipé le fait que les joueurs NBA s’en aillent à un moment ou à un autre?
Le projet du basket français, il a été écrit en juin. A cette époque-là, on ne parlait pas de lock-out ou de quoi que ce soit. Mais ce projet de visibilité et de marketing de la Ligue, en termes de promotion des matchs, il existait. Il se trouve qu’on a eu un coup de pouce extraordinaire. On s’est juste adaptés en les mettant en avant eux. Et puis surtout, en disant que derrière eux, il y a des joueurs qui sont dignes d’intérêt.
Cette fenêtre de tir inattendue, vous pensez en avoir assez profité?
On aurait préféré qu’ils restent jusqu’au All-Star Game (qui réunit les meilleurs joueurs français et étrangers de Pro A à Bercy fin décembre, ndlr), parce que ça aurait été une pierre qui aurait marqué le début de saison. On avait commencé à en préparer un un peu spécial. De toute façon, il n’y aurait pas eu plus de monde, parce qu’il est toujours à guichets fermés. Mais le All-Star Game aurait eu un peu plus de piment.
Les affiches avec Tony Parker et Nicolas Batum étaient déjà imprimées?
On avait commencé à travailler dessus, mais les affiches n’étaient pas prêtes. On fera un All-Star Game avec les joueurs qui sont restés. Ceux qui sont partis seront présents par l’image, parce qu’il faut qu’il y ait du liant avec eux. Et puis ils vont revenir en juillet prochain pour toute la préparation aux Jeux de Londres. On n’oublie pas qu’ils sont là-bas, qu’ils ont joué dans le championnat français, qu’ils l’ont redécouvert; ils vont nous aider à le commenter, à le faire vivre. Vous allez voir des commentaires avisés tous les week-ends sur le site LNB de leur part. On va garder le liant avec eux.
Est-ce qu’Alain Béral redoute une petite déprime?
Moi je ne suis pas un homme de déprime. Tout ce qu’on a vécu est exceptionnel. Extraordinaire. On revient à l’ordinaire. Mais l’ordinaire, il sera mieux que ce qu’on a connu avant.


















